La Gazette

des Comores

Coopération Franco-comorienne / Des actions réciproques à la gestion régulée des flux migratoires

Coopération Franco-comorienne / Des actions réciproques à la gestion régulée des flux migratoires © : HZK-LGDC

En visite officielle en France depuis lundi dernier, le président Azali Assoumani a tenu conjointement avec Emmanuel Macron une conférence de presse après la signature du document cadre de partenariat renouvelé entre les deux pays, par les ministres Mohamed El-Amine Souef et Jean-Yves Le Drian. Dans ce dernier qui n’a pas fait l’unanimité à Mayotte et qui fait débat à Moroni, les deux parties s’engagent à lancer une nouvelle dynamique de partenariat et affirment leurs engagements en « matière de lutte contre les mouvements de population non maitrisés » entre les trois Iles comoriennes et l’Île sœur de Mayotte.


Les ministres français et comorien des Affaires Etrangères ont signé un document cadre vers un partenariat renouvelé à l’occasion de la visite officielle du président comorien Azali Assoumani en France. Un document de cinq pages dans lequel les deux pays s’investissent sur « une nouvelle dynamique de partenariat » reposant sur « un socle de valeurs communes de paix, de sécurité, de droit et de démocratie, de développement et de prospérité dans le respect des principes consacrés dans la Charte des Nations Unions ». Les Comores et la France promettent de mener conjointement des actions en faveur de la « sécurité des personnes » et de la « lutte contre les trafics d’êtres humains ».

Paris et Moroni souhaitent, à travers cette « ambition commune », « jouer un rôle central dans la construction d’un espace du sud-ouest de l’Océan Indien reposant sur ces mêmes principes ». Les deux parties renouvellent, à cet effet, « leur intention de mettre en œuvre conjointement dans les meilleurs délais, un plan de coopération franco-comorien pour la lutte contre les trafics d’êtres humains ». Cette stratégie semble déjà diviser l’opinion notamment à Mayotte où un « collectif » inconnu jusqu’ici, a publié dans la foulée un communiqué dénonçant la signature qu’il qualifie de « trahison ». « L’Union des Comores s’engage en particulier à déployer, dans les meilleurs délais, en partenariat avec la France, sa flottille de garde-côtes entre Anjouan et Mayotte en vue de contrôler les mouvements en direction de Mayotte », lit-on en page trois dudit document. Ce caractère est qualifié par une frange de l’opinion comorienne comme un moyen de céder l’ile sœur de Mayotte à la puissance française en acceptant le refoulement des comoriens des trois autres îles de Mayotte.

Ainsi, la France et l’Union des Comores font savoir, dans le même document, que « l’obligation de visas » est maintenue pour la France métropolitaine, collectivités et territoires d’outre-mer. « Afin de contribuer à l’amélioration durable des conditions de vie des ressortissants de l’Union des Comores, les autorités françaises et comoriennes s’engagent à faciliter la relance d’une coopération au développement ambitieuse entre la France et l’Union des Comores, selon des modalités renouvelées et adaptées », telle semble être la solution pour lutter et limiter « l’immigration clandestine », à la lecture de ce document dont nous publierons l’intégralité dans nos prochaines éditions. La Gazette des Comores publiera également les réactions de la classe politique et de la société civile.

A.O Yazid

 


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