Dans une interview accordée à La Gazette des Comores / HZK-Presse, le coordinateur de la plateforme des associations comoriennes en Seine-Saint-Denis, Abdillah Ibrahim, s’est réjoui des assises sur la décentralisation tenues à Moroni et a évoqué les acquis de la convention liant les associations comoriennes au conseil départemental de Seine-Saint-Denis. Leur combat, aujourd’hui, c’est de parvenir à renouveler l’accord de coopération entre la Seine-Saint-Denis et l’île de Ngazidja.
Question : Parlez nous de votre plateforme des associations comoriennes en Seine-Saint-Denis.
Abdillah Ibrahim : En 2009, des associations comoriennes se sont regroupées autour d’une plateforme et nous avons signé une convention de partenariat avec le département de Seine Saint-Denis. On a actuellement 25 associations qui ont adhéré à notre plateforme. Une fois par an nous prenons part à la semaine de la solidarité internationale, nous invitons les acteurs de la décentralisation et nous essayons de rencontrer des partenaires potentiels et de promouvoir des actions aux Comores.
Question : Quelles ont été vos principales actions?
A.I : Réussir à signer la convention avec le département de Seine Saint-Denis est un exploit. Nous faisons la promotion de la coopération décentralisée entre les communes comoriennes et les conseils municipaux en France. Nous avons un rôle de médiateur et de facilitateur. Je soulignerai aussi que c’est à partir de ce premier accord de coopération que d’autres territoires français ont engagé un partenariat avec des communes comoriennes. Les associations membres de la plateforme ont porté de nombreux projets dans leurs communes respectives et ont pu obtenir des financements facilement. Il y a eu des aides et des formations offertes par les partenaires en France au profit des acteurs de la décentralisation ici, aux Comores.
Question : Qu’est ce qu’on doit attendre de ces assises ?
A.I : Ces assises sont importantes car elles permettront de capitaliser les efforts et renforcer les acquis de la décentralisation. C’est une initiative qui doit être saluée. Il faudra aussi qu’on puisse réétudier les besoins et relancer la coopération décentralisée de façon à ce qu’il y ait plus d’impact pour les populations bénéficiaires.
Question : Quelles sont aujourd’hui vos priorités ?
A.I : Aujourd’hui, notre priorité c’est le renouvellement de l’accord entre la Seine-Saint-Denis et l’île de Ngazidja car il est arrivé à terme. C’est un document de base de la coopération décentralisée entre les communes de Ngazidja et le département. On aimerait que la plateforme des associations comoriennes puisse être intégrée dans cet accord et que nous puissions aussi être partie prenante. Chaque acteur doit apporter quelque chose pour garantir de meilleurs fruits à cette coopération et des impacts positifs.
Propos recueillis par Al-hamdi A. Hamdi
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