La deuxième session du dialogue politique entre l'Union Européen et le gouvernement comorien s'est déroulée hier jeudi à l’hôtel Itsandra. Au centre des discussions, la bonne gouvernance, l'économie, la sécurité et la coopération régionale.
Plusieurs diplomates de plusieurs pays de l'UE ont fait le déplacement à Moroni pour participer à cette deuxième session du dialogue politique entre les Comores et l'UE. Une réunion qui a permis « d'engager les échanges sur le processus électoral, la justice, la lutte contre la corruption, la décentralisation et la réforme de l'État », lit-on dans un communiqué de presse publié à l'issue des échanges.
Autre volet abordé, la discrimination et la violence faite aux femmes et dont les deux parties s'accordent sur la nécessité de poursuivre les efforts pour éradiquer ces phénomènes. A en croire le communiqué de presse, l'UE a encouragé le gouvernement comorien à ratifier les conventions internationales, notamment celle relative à la torture. Comme elle a encouragé les Comores à abolir complètement la peine de mort encore en vigueur même si elle n’a été appliquée que très rarement.
« Le dialogue a permis de confirmer une convergence de vue sur le besoin d'une réponse efficace aux risques de radicalisation conduisant à l'extrémisme violent et au terrorisme », poursuit le document.
« Ce dialogue est de fait un cadre, certes nécessaire, mais qui devra également être opérationnel, en nous permettant en cas de besoin de réorienter nos stratégies et nos politiques et de réajuster les interventions », a déclaré Mohamed Bacar Dossar, ministre des relations extérieures. Et de poursuivre « pour qu'elles aient tous leurs sens ces assises doivent aboutir à une vision commune pour une action concertée et efficace sur les enjeux et les défis auxquels est confronté le monde contemporain ».
Le chef de la diplomatie comorienne appelle à une étroite collaboration entre les deux partenaires, tout comme un accompagnement constant si dit-il, les deux parties veulent atteindre des objectifs communs. « Ce dialogue se pose alors comme un passage nécessaire pour aboutir à une coopération fructueuse et à la hauteur de nos attentes respectives (…) une revue de cette coopération serait de nature à la faire repartir sur des nouvelles bases, qui prendront en compte les priorités actuelles du gouvernement dans le cadre d'échanges respectueux des engagements des uns et des autres », a-t-avancé.
« Nous avons eu des échanges fructueuses », a indiqué Marjaana Sall, ambassadeur de l'UE aux Comores, ajoutant que dans un monde interdépendant et des défis, il est important d'avoir ce dialogue.
Pour rappel la première session du dialogue politique a eu lieu en 2005. La coopération entre l’UE et les Comores date de 1958, à une époque où l’archipel était encore territoire français d’outremer. Elle porte entre autre sur les infrastructures, le développement rural, l'environnement, la bonne gouvernance et la pêche.
Maoulida Mbaé
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