La Gazette

des Comores

Convocation du gouverneur de Ngazidja à la Cour suprême / Hassane Hamadi, serein

Convocation du gouverneur de Ngazidja à la Cour suprême / Hassane Hamadi, serein © : HZK-LGDC

Le gouverneur de l’île de Ngazidja était convoqué hier devant la section des comptes de la Cour suprême pour répondre à des questions relatives au Projet Habitat et sur l'affaire de la Citoyenneté économique. Hassane Hamadi, confiant, nous confiera que « l’audience s’est bien déroulée ».


Le chef de l’Exécutif de Ngazidja était convoqué hier mardi par la Cour suprême, à travers la section des comptes. Hassane Hamadi était appelé à répondre à des questions relatives à l'affaire de la citoyenneté économique et du Projet Habitat. A l'époque des faits (entre 2006 et 2008) pour rappel, M. Hamadi était ministre des finances de l’ancien président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, visé lui aussi par l'enquête. Après des heures d'interrogatoire, le gouverneur de l’île quittera les locaux de la Cour Suprême serein, assurant que l’audience s’est bien déroulée.

 

« C’est une question de procédure et on est obligé de se présenter. En plus, vu que c’est la haute juridiction comorienne, je ne voyais pas la nécessité de ne pas m'y présenter », dira Hassane Hamadi à sa sortie de l'interrogatoire avant de préciser qu' « un responsable étatique est dans l’obligation de se présenter quand on l’appelle mais surtout, quand les procédures sont respectées. Aujourd’hui, j’étais dans l’obligation de me présenter et dire en face la vérité».

 

Concernant la gestion du Projet Habitat, le chef de l’Exécutif de l’île assure que le projet n’existait pas quand il était ministre. « Quand j’étais là, le projet n’était même écrit nulle part et aucun compte n'y était affilié à cette époque. Il n’y avait rien, poursuit le gouverneur. Cela revient à dire que je n’ai rien à avoir avec la gestion du Projet Habitat ». Le chef de l’Exécutif de Ngazidja confiera toutefois que le pays avait reçu 2 millions d’euros en provenance de l’extérieur avant de placer cette somme dans les comptes de l’Etat à la Banque Centrale. « A cette époque, on faisait face à beaucoup de difficultés. On comptait 3 mois d’arriérés de salaire, un problème de grève et de la dette extérieure pour ne citer que ceux là. Et cet argent ne pouvait rien faire », dira cet ancien argentier sous le régime Sambi.

 

Interrogé sur l’existence de deux comptes qui visiblement « posaient problème », le gouverneur assure « avoir donné les éclaircissements qu’il fallait. Maintenant, reste à savoir où se trouve la vérité ». Alors que l'enquête sur la citoyenneté économique suit son cours, Hassane Hamadi, interrogé sur ce volet également, confiera ne pas être concerné. « Il y a des personnes qui assurent que j'ai les réponses aux questions qu'elles se posent sur cette affaire. J’étais obligé de me présenter et leur dire que je n’étais pas ministre à cette époque. Et entre 2006 et mars 2007 où j'occupais le poste de ministre des finances, cette question n’a jamais été débattue en Conseil des ministres », précisant que « la citoyenneté économique a commencé à partir de 2008 ». Après cette audition, le gouverneur de l’île de Ngazidja dira sa disponibilité à répondre aux questions des enquêteurs « tant que la procédure sera respectée ».

 

Mohamed Youssouf

 


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