Le Conseil de l’île de Ngazidja persiste et signe: il n'y aura pas de second vote pour désigner les trois conseillers de l’île censés représenter le Conseil au sein de l’Assemblée nationale. Une contestation qui fait suite à une missive écrite par le président de l’Assemblée et adressée au Conseil où il affirme qu’il ne va pas reconnaître la liste des trois conseillers déjà choisis le 24 février dernier.
Une décision "non fondée et lourde" pour le Conseil selon M. Athoumani. La réponse de Miftahou Athoumani, vice-président au Conseil de l’île et porte-parole du bureau du Conseil, au président de l'Assemblée nationale ne s'est pas fait attendre. Dans les locaux de La Gazette des Comores, M. Athoumani a déclaré que le Conseil de l’île de Ngazidja, via un courrier daté et envoyé hier, assure que les trois conseillers élus le 24 février dernier pour représenter le Conseil au niveau de l’Assemblée nationale, ne pourront en aucun cas siéger à l’Assemblée nationale le 6 avril prochain.
Certains membres du Conseil de l’île contesteraient ce vote, comme évoqué dans la missive. «Nous l’informons officiellement qu’il n'y aura pas un second vote. Nous avons déjà choisi nos élus et ce sont eux qui vont nous représenter à la prochaine session parlementaire », persiste Miftahou Athoumani, vice-président du Conseil de l’île. Ce porte-parole du bureau du Conseil de l’ile tient à rappeler que le 24 février dernier, un vote a eu lieu au Conseil. Sur deux listes, 18 sur 23 ont voté la liste présidée par Said Mohamed et portant Azali Assoumani et Mohamed Soilihi; les 5 autres ont choisi la seconde liste présidée par le conseiller Ismael Msaidié. C’est donc la liste de Said Mohamed qui devrait être présentée à en croire le vice-président, car elle est celle qui figure sur "tous les procès verbaux que nous avons envoyés partout ou besoin est ».
Il insiste: aucune contestation n’aura lieu, ni sur place ni les jours suivant le vote. « Personne n’a lu dans la presse une contestation d’un Conseiller. Pourquoi le président de l’Assemblée veut nous faire revenir en arrière?», déplore Miftahou Athoumani, qui a déclaré, au cours d’un entretien qu’il a accordé à La Gazette des Comores / HZK-Presse hier après-midi que le président de l’Assemblée, Abdou Ousseine, se constituait en organe juridictionnel en lieu et place de la Cour constitutionnelle et s’auto-saisit pour délibérer un vote et un choix de 23 conseillers: « C’est inadmissible! », s'offusque-t-il. Pour ce vice-président du Conseil de l’île, « si un groupe de personnes veut contester ce vote, il n’a qu’à faire recours à la Cour constitutionnelle pour l'invalider mais tant qu’aucun jugement n’aura été prononcé par la Cour, personne ne peut faire marcher arrière ».
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