La Gazette

des Comores

Congé du président de la République / Les avis divergent sur la suppléance de Moustadroine Abdou

Congé du président de la République / Les avis divergent sur la suppléance de Moustadroine Abdou © : HZK-LGDC

Le président de l’Union des Comores Azali Assoumani a nommé mercredi dernier le ministre premier, Moustadroine Abdou pour assurer sa suppléance. Une décision permettant au colonel Azali de concourir au scrutin présidentiel prévu en mars et avril. Bien que le président Azali soit seul habilité à faire le choix, ce dernier soulève des interrogations.


Le colonel Azali Assoumani n’exerce plus temporairement les fonctions de président de l’Union des Comores. Selon la nouvelle constitution, le président doit soit démissionner, soit prendre un congé pour pouvoir se présenter aux élections anticipées. Longuement attendu, le président Azali a décidé de prendre congé de ses fonctions dans la nuit de mercredi 13 février dernier. Et c’est Moustadroine Abdou qui assure la suppléance tout au long du déroulement du double scrutin. Un choix contesté par une partie de l’opinion publique qui attendait la désignation d’une personnalité comme Soeuf Mohamed El Amine, le ministre des affaires étrangères ou bien Said Ali Said Chayhane, le ministre des finances et du budget.

Le secrétaire général du parti Radhi, Houmedi Msaïdié est du côté de ceux qui saluent le choix du président Azali Assoumani. « Moustadroine Abdou est élu sous le même ticket que le président Azali en 2016. Il porte le titre de ministre premier selon les dispositions de la constitution révisée de 2018. Alors il réunit à la fois la légitimité et la légalité pour assumer l’intérim du président pendant son congé », explique-t-il, avant d’ajouter que « cela est sans remettre en cause le libre choix du président quant à son suppléant parmi tous ses ministres conformément à la constitution révisée ».

Par ailleurs, le secrétaire général de l’UPDC, Youssouf Boina explique que le président était libre de choisir qui doit assurer sa suppléance pendant son congé et se dit pas étonné du choix du président. « C’est toujours Dieu qui choisit ses prophètes. Jusqu’à présent tous les membres du gouvernement son pareils. Ils exécutent fidèlement les ordres du chef sans tenir compte des intérêts et des besoins du peuple », lance-t-il, avant de préciser que « il est inutile de dire que le choix du président est bon ou mauvais car ils sont tous les mêmes et j’espère cependant que Moustadroine nous surprendra fort et agréablement s’il restaure la légalité et l’ordre républicain ». 

Pour Ait Ahmed Djalim, président du mouvement Ngo’Shawo le choix du président ne leur fait ni chaud ni froid. Selon lui, que les choses se fassent dans les règles tout en respectant la constitution. « Moustadroine Abdou dans ses nouvelles fonctions doit être une personne qui doit incarner l’apaisement, une chose qu’il n’a jamais démontré en tant que vice-président », indique-t-il. Ce dernier appelle le président suppléant à veiller à ce que les textes soient respectés et éviter que les moyens de l’Etat ne soient utilisés à des fins électorales. « On aurait aimé que ses propos ne soient pas comme avant. Il doit incarner un homme d’Etat. Espérons qu’on le verra sous cette forme », conclut-il.

 

Kamal Gamal

 


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