Le Parti pour la réforme des institutions (PARI), dirigé par Me Ibrahim Ali Mzimba, a proposé sept résolutions pour répondre notamment à la question de la tournante et sortir le pays de l'impasse. Le PARI estime que la version actuelle de la présidence tournante « n'a absolument rien apporté » au développement et à la stabilité du pays.
Le PARI, du nom de la formation politique de Me Ibrahim Ali Mzimba, propose une Tournante rénovée et le retour à la Constitution de 1978 parmi un panel de sept résolutions. C’est au cours d’un congrès tenu fin avril à l’hôtel Al-camar Lodge que le PARI a pris ces résolution lesquelles, si elles sont acceptées par l’Exécutif d’Azali Assoumani, devraient provoquer un referendum constitutionnel après celui de juillet 2018. Pour défendre son projet, le patron du PARI n’y va pas de main morte pour critiquer l’actuelle Constitution. « La Tournante est un moyen pour des règlements. Quand Sambi était au pouvoir il a emprisonné tous les militants de l’ancien régime d’Azali. Et quand Azali est revenu, il a emprisonné Sambi et Salami. Peu importe qui sera au pouvoir, il fera la même chose », soutient-il.
Ainsi, M.Mzimba propose une « Tournante rénovée » sous deux formes. La première serait une tournante avec un Premier ministre « de la Grande Comore », chaque fois que la présidence revient à Anjouan ou à Mohéli. Selon lui, « cela permettrait un réel équilibre entre les îles pendant la Tournante ». Il a également souligné que le poste de Premier Ministre reviendrait de facto à la Grande-comore lorsque la Tournante est assurée par cette île. Concernant la deuxième proposition de Tournante rénovée, le leader du PARI propose une « Tournante sur demande ». Dans ce système, chaque île aurait la possibilité de présenter un candidat à la présidence de l'Union, « à condition de contribuer à hauteur d'au moins 50% des dépenses nécessaires au fonctionnement de l'administration de l'Union des Comores ». « Dans tous les cas, cette Tournante aurait une durée de quatre ans non renouvelable », propose-t-il, ajoutant que ce système était similaire à celui utilisé aux Émirats arabes unis et a montré ses preuves.
Le PARI propose la reprise « intégrale » de la Constitution de type fédérale de 1978, du régime d’Ahmed Abdallah. Selon le parti, il s'agit d'une Constitution qui renforçait l'unité nationale, garantissait une large autonomie aux îles et prévoyait le retour de l'île comorienne de Mayotte. Le parlement, la justice, les élections, le gouvernement de l’Union, les libertés publiques et l’apaisement politiques sont les autres thématiques pour lesquelles le PARI demande des reformes.
Ibnou M. Abdou
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