La Gazette

des Comores

Conférence internationale sur les changements climatique: Sommet Africain pour le programme d'adaptation accélérée en Afrique

Conférence internationale sur les changements climatique: Sommet Africain pour le programme d'adaptation accélérée en Afrique © : HZK-LGDC

En marge du segment des chefs d’état tenu dans le cadre de la COP26, qui a eu lieu à Glasgow en Écosse, Grande Bretagne, un sommet de haut niveau dédié à l’Accélération de l’Adaptation accélérée pour l’Afrique a été tenu.


Il est reconnu qu’alors qu’elle ne contribue qu’à 3% des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial, l’Afrique est le continent le plus touché par le réchauffement climatique, avec à la clef, des conséquences sur le plan économique. Selon Akinwumi Adesina, président de la Banque Africaine de développement, "l'Afrique perd entre 7 et 15 milliards de dollars par an à cause du changement climatique, et cette perte pourrait atteindre 50 milliards de dollars par an d'ici 2040. Le continent aura besoin de 336 milliards de dollars pour s'adapter au changement climatique, et cela n'inclut pas plusieurs milliards de dollars nécessaires pour se remettre de la pandémie de COVID-19. L'Afrique ne peut tout simplement pas respirer".

 

Dans sa quête de résilience, le continent exige l’appui financier de la communauté internationale. Pour Félix Tshisekedi, président en exercice de l’Union Africaine : "Le programme d'adaptation accélérée en Afrique est un mécanisme crucial qui devrait permettre de déployer une partie importante des 100 milliards de dollars par an promis aux pays en développement. En conclusion, alors que nous discutons de l'adaptation et de la résilience, nous devons également protéger les forêts et les océans d'Afrique qui servent de puits de carbone naturels. Il est temps que l'Afrique soit indemnisée pour le bien de la planète."

 

Pour sa part, le président Azali, n’a pas manqué de souligner le cas des petits états insulaires en développement en se basant sur l’expérience nationale, en déclarant : « Je me permets d’ailleurs de souligner que cette situation est encore plus critique, dans les Petits États Insulaires en Développement, dont mon pays fait partie ».

 

Il a, par ailleurs, rappelé que : « Pour des pays comme les nôtres, qui dépendent énormément de l’agriculture et des ressources naturelles, la mise en œuvre urgente de mesures d’adaptation devient, en effet, incontournable. C’est ainsi que mon pays s’est décidé, de réduire sensiblement ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, malgré sa faible émission, de poursuivre l’objectif qu’il s’est fixé d’être un Puits de carbone et de renforcer sa politique de reboisement et de création de parcs marins».

 

Selon les spécialistes, les fonds alloués par la Banque africaine de développement (BAD) au changement climatique sont passés de 9 % des investissements globaux en 2016 à 35 % en 2019 et un Business Plan pour le climat en Afrique a été dévoilé en 2020 par la Banque mondiale. Mais ces budgets demeurent insuffisants au regard des besoins du continent, estimés à 30 milliards de dollars par an d'ici 2030, puis 40 milliards jusqu'en 2040. L'allocation des ressources contre le réchauffement climatique doit être conditionnée aux besoins et aux capacités financières des États. C’est tout le challenge actuel dans ce domaine.

 

Mmagaza

 


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