Devant la presse, le chef de l’Union de l'opposition, Mohamed Ali Soilihi, a fait le point sur le climat politique actuel aux Comores. Dans une déclaration qui a duré plus d’une heure, l’ancien vice-président d’Ikililou Dhoinine a déclaré que « la bataille n’est pas encore finie » tant que la légalité républicaine ne sera pas rétablie. Le candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2016, Mohamed Ali Soilihi, appelle à la paix et à la stabilité aux Comores.
Au lendemain du référendum, celui qui a été investi chef de l'Union de l'opposition est revenu sur le scrutin controversé sur le projet de révision de la Constitution, tenu le 30 juillet dernier: « Nous, Union de l’Opposition, le mouvement Amani Ya Comores et la société civile, nous battons pour l’unité du pays et unissons nos forces contre la révision constitutionnelle qui n’est ni légale ni légitime », a lancé M. Ali Soilihi.
Alors que les résultats provisoires du scrutin font état d'un taux de participation avoisinant les 63%, l'opposition, qui appelait au boycott, parle de « mascarade électorale » et réfute les chiffres rendus publics par les autorités en charge des élections. « Dire qu’il y’a eu 63% de taux de participation, c’est vraiment regrettable », déplore cet ancien ministre des finances le régime Sambi et de d'Ikililou, qui regrette que le président de la République n'ait pas pris en compte les remarques et conseils « des Nations-Unies, de l’Union Africaine, de l’Union Européenne et de la Ligue Arabe» qui, tous, préconisaient de suspendre le processus et d'établir un dialogue entre les différentes parties afin de préserver la paix et la stabilité dans le pays.
C'est donc dans un contexte tendu que le scrutin s'est déroulé le 30 juillet dernier. Un incident, particulièrement grave, a vu un membre des forces armées blessé à l'arme blanche lors d'affrontements entre un groupe de personnes non identifiées qui a fait irruption dans deux bureaux de vote de Moroni et les militaires sur place. Un « acte barbare » que condamne fermement le chef de l'Opposition qui regrette que les autorités accusent sans preuves le Juwa, principal parti d'opposition, d'en être le commanditaire.
Regrettant l'attitude du chef de l'Etat qui « s'obstine à agir sans prendre en compte les recommandations de la communauté internationale », Mohamed A. Soilihi alias Mamadou a aussi déploré les « arrestations arbitraires » dont sont victimes les élus de la Nation et les membres de l’Opposition. « Notre bataille n’est pas finie car notre combat, c’est de rétablir la légalité républicaine en restant fidèle aux accords de Fomboni de 2001 qui sont à l’origine de la paix et de la stabilité du pays », a conclu Mohamed Ali Soilihi.
A.O Yazid
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