Le chef de l’État s’occupera en personne de la sensibilisation sur les résultats de la conférence des partenaires au développement. Dans les jours qui viennent, il reprendra son bâton de pèlerin pour faire une tournée dans les îles.
Deux semaines après la conférence des partenaires les 2 et 3 décembre à Paris, le chef de l’État lance officiellement la campagne de sensibilisation sur les retombées de cette conférence censée apporter une enveloppe de plus de 4 Milliards de dollars au décollage économique du pays. C’était mercredi 18 décembre, à l’issue du conseil des ministres, que, entouré du gratin du gouvernement et des nababs du secteur privé, Azali Assoumani a ouvert la messe.
Cette campagne Azali pourrait la mener conjointement à celle des législatives. Une hypothèse soutenue par un de ses collaborateurs, convaincu que la coïncidence avec l’ouverture de la campagne pour les législatives, n’est pas anodine. En effet, le soir même, soit quelques heures après, le chef de l’État devait à nouveau s’adresser à la Nation à cet effet. Et ce, depuis l’île d’Anjouan où il s’est rendu pour l’inauguration ce jeudi de la route Dindri-Lingoni.
« J’ai souhaité m’adresser à vous, aujourd’hui, mes chers compatriotes (…) pour vous faire le point sur le déroulement de cet évènement important, pour l’avenir de notre pays », devait dire d’emblée le chef de l’État, en parlant de la Conférence qui a mobilisé 4,3 milliards de dollars. Des engagements financiers qui ont légèrement dépassé les prévisions, estimées à 4,2 milliards. Mais au-delà de l’aspect purement financier de cette Conférence, le chef de l’État s’enorgueillit d’avoir su « obtenir la confiance et l’intérêt » de la communauté internationale sur la vision de l’émergence. Il le dit haut et fort, cela constitue « le plus grand succès de ce rendez-vous de Paris ».
Les investissements prioritaires présentés lors de cette assise touchent les secteurs générateurs d’emplois et de revenus, rappelle le président de la République, qui énumère au passage le tourisme, l’économie bleue, l’agriculture, l’agro-industrie et les services financiers. « A titre d’illustration, les investissements prévus dans les infrastructures de transport visant à désenclaver des zones agricoles à fort potentiel, permettraient à un plus grand nombre de paysans d’accéder aux marchés ». Après les illustrations, il en viendra aux faits en citant notamment l’inauguration aujourd’hui de la route Dindri-Lingoni à Anjouan.
Pour le président, « nous n’avons désormais plus de temps à perdre », et l’urgence est d’ « investir dans le développement humain, en améliorant la qualité des services d’éducation, la formation professionnelle et la santé ». « Cependant, cette volonté politique clairement affichée ne deviendra une réalité que si, tous ensemble, comme un seul homme, nous veillons à la bonne gestion des finances publiques, œuvrons pour consolider la bonne gouvernance et mettons tout en œuvre pour mener de profondes réformes dans tous les secteurs du domaine public, avec la ferme volonté de lutter contre la corruption qui gangrène l’administration ».
Cette « volonté » sonne à juste titre comme un engagement solennel à l’endroit du FMI dont il avait reçu une délégation peu avant le conseil des ministres d’hier mercredi. Pour ce qui est de la lutte contre la corruption, nos interrogations restent encore en suspens car lui, Azali Assoumani, il s’est arrangé pour démanteler la commission anticorruption aussitôt arrivé au pouvoir en 2016. Dans une semaine le chef de l’État recevra le rapport détaillé de la Conférence. Ce sur quoi il devrait s’appuyer pour faire ses prêches lors des tournées dans les îles.
TM
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