La secrétaire générale de la Francophonie, en visite à Moroni, est revenue sur le référendum annoncé par le chef de l'Etat. Michaelle Jean parle de légitimité d’un pays de faire un référendum et estime que le plus important pour eux, est d’encourager la mise en œuvre des recommandations des assises nationales.
En marge de sa visite en Union des Comores, la secrétaire générale de la francophonie s'est livrée à un face à face avec la presse. Interrogée sur le référendum annoncé par le président de la République, prévu pour le 30 juillet prochain, Michaelle Jean a déclaré que l’OIF a suivi de près les assises nationales sur le bilan des 42 ans d’indépendance et « constaté le succès auprès de la population ».
Sur le référendum annoncé, la secrétaire générale de l’OIF assure que « le président de la République assoit sa décision d’engager une réforme constitutionnelle et un référendum sur ce qui en est ressorti des assises, c’est tout à fait légitime. De notre côté, nous allons suivre de très près le référendum et voir comment accompagner le processus, déclare-t-elle. Il est possible pour un pays de se dire qu’on change la loi fondamentale pour l’adapter à des circonstances nouvelles, la revisiter pour voire comment elle peut servir au mieux le plan de développement d’un pays ».
Pour la secrétaire générale de l’OIF, le plus important pour eux est d’encourager la mise en œuvre des recommandations des assises nationales dans une démarche inclusive. « Le plus important est que le processus soit démocratique et consolider la démocratie et l’état de Droit. C’est vraiment nécessaire de prendre en compte ces valeurs là », poursuit-elle. Michaelle Jean s’est aussi exprimée sur le transfert temporaire des prérogatives de la Cour constitutionnelle à la Cour suprême.
Elle a souligné l’importance d’une Cour constitutionnelle dans le bon fonctionnement des institutions d’un pays. « Il a été aussi décidé de remettre les attributions de la Cour constitutionnelle à la Cour suprême. Je réitère l’importance que nous mettons sur le rôle essentiel d’une Cour constitutionnelle et l’importance que l’espace francophone et la francophonie accordent à cette institution majeure qui est la clé de voûte du fonctionnement des institutions ».
L’OIF a annoncé sa contribution significative à la création et à la mise en place de la Cour constitutionnelle des Comores et se dit disposée à accompagner toutes les actions nationales qui permettraient de renforcer les capacités de cet organe de manière à le doter des moyens nécessaire pour son efficacité.
Mohamed Youssouf
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