Suppression des visas pour les ressortissants mauriciens, élévation du consul honoraire à consul général. Tels sont les gestes de bonne volonté annoncés par le président Azali Assoumani à l'occasion de la mise en place hier jeudi de la commission mixte permanente Maurice/ Comores.
Le président de la République a décidé d'appliquer la politique de réciprocité en ce qui concerne la libre circulation entre les Comores et l'île Maurice. Dans son discours marquant la mise en place officielle de la commission mixte Maurice/Comores le gouvernement comorien : « va décider, dans un élan de réciprocité, la gratuité des visas pour tous les citoyens mauriciens qui désirent se rendre en Union des Comores », a déclaré Azali Assoumani.
Le président de la République qui n'a pas été dans son dernier geste fort en élevant le Consulat honoraire de Port-Louis au rang de Consulat général, en attendant dit-il, l’ouverture prochaine d’une ambassade des Comores dans ce pays. Le colonel Azali, veut croire que la mise en place de cette commission boostera « une nouvelle opportunité, pour mieux encadrer le renforcement de nos relations bilatérales, explorer le potentiel encore inexploité de nos deux pays, en vue d’approfondir davantage notre coopération et l’élargir à tous domaines d’intérêt commun, notamment celui de la santé, de l’éducation, de l’économie bleue, des échanges commerciaux ».
Si le président veut bien prendre Maurice comme exemple de développement, c’est que les deux pays, croit-il savoir, présentent des similitudes dans des domaines distincts. « C’est pourquoi, Comoriens et mauriciens ont l’obligation de se rapprocher et d’accroître leurs échanges commerciaux », a-t-il martelé.
Et de continuer : « la Commission Mixte que nous mettons en place aujourd’hui, aura donc la lourde mais exaltante tache, de capitaliser tous ces atouts pour les transformer en outils de relance du développement socio-économique et de lutte contre la pauvreté afin d’aider nos deux pays à relever avec succès les défis liés à l’environnement et à la mondialisation ».
Dans ce même élan le président de la République plaide pour sa vision de faire les Comores un pays émergent d'ici 2030 et demande par la suite le soutien de l'île Maurice, un pays dont il ne cache pas son « admiration pour ce pays frère, et l’inspiration que je trouve auprès de ce peuple mauricien et de ses dirigeants, qui symbolisent à mes yeux le dynamisme et le progrès auxquels aspirent leurs frères et sœurs des Comores ».
Et de poursuivre : « aussi je voudrais en toute sincérité, dire à nos frères et sœurs mauriciens, que nous comptons et que nous savons pouvoir compter sur la République sœur de Maurice, qui est un modèle pour nous, tout comme elle était à nos côtés dans des moments difficiles, voilà plus de 15 ans ».
Azali Assoumani qui dit avoir beaucoup de raisons de croire, que dans la longue marche que son pays entame pour l’émergence, l’Ile Maurice lui fera bénéficier de son expérience et de son expertise. « Nous sommes convaincus que l’intérêt commun de nos deux pays réside aussi dans une prospérité partagée dans l’Océan Indien », a-t-il conclu.
Maoulida Mbaé
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