Une rencontre a eu lieu hier mardi après midi entre la CRC et le Juwa suite aux évènements récents de l’Assemblée de l’Union. La CRC a montré qu’ils ne sont pour rien dans ce qui s’est passé au parlement vendredi dernier. Les deux partis vont attendre que la cour constitutionnelle se prononce sur le recours déposé.
C’est très rare de les voir réunis ! Mais une rencontre s’est tenue hier mardi entre le Juwa et la CRC. Bien sûr, c’est à la suite des incidents récents qui ont émaillé l’ouverture de la session parlementaire vendredi dernier. Pendant plus de deux heures, les représentants des deux principaux partis au pouvoir ont revu en boucle le fil des évènements et la CRC a assuré à son allié qu’ils ne sont pour rien dans ce qui vient de se passer.
« Ce qui s’est passé à Anjouan et à l’hémicycle de l’assemblée, nous n’y sommes pour rien. Nous avons une alliance avec le Juwa et on le respecte », déclare le député Ali Mhadji, le secrétaire général par intérim de parti d’Azali Assoumani. Lors de cette rencontre, il a été décidé de demander au président de l’Assemblée nationale d’arrêter toutes activités jusqu’à un retour de la normalité.
« L’exécutif de l’Union souhaiterait que le président de l’Assemblée suspende les travaux parlementaires en attendant la décision de la cour constitutionnelle ou de la cour suprême », poursuit-il, avant d’ajouter que « les deux troupes (en conflit au parlement, ndlr) ne devraient rien tenter. Tout ce qu’on veut, c’est le retour à la normalité. Car si aujourd’hui, l’Assemblée va mal, le gouvernement aussi ».
De son côté, le secrétaire général du parti Juwa a montré que la réunion s’est passé dans la convivialité et dans un esprit d’apaisement. Très attentifs aux propositions de la CRC, le Juwa se dit d’accord aussi pour trouver un compromis à cette crise parlementaire. « Quelle que soit la décision qui sera rendue par la cour constitutionnelle ou la cour suprême, on va l’accepter. Tout comme nos frères de la CRC », avance Ibrahim Mohamed Soulé, le secrétaire général du Juwa.
Le député du Moroni Nord a demandé aussi qu’il y ait des rencontres régulières entre les deux partis pour plus de concertation. Il demande en retour au président de l’Assemblée de faire sortir les vigils se trouvant à l’Assemblée. « Nous aussi on peut avoir des vigils pour nous garder mais on veut circuler librement. On demande au président de les faire partir et de ne jamais appeler les forces de l’ordre », lance-t-il. Alors que la rumeur circulait sur un probable divorce entre les deux partis de la majorité présidentielle (Juwa et CRC), leur alliance semble tenir bon, et le chef de l’Etat lui-même aurait pesé de tout son poids pour éviter la rupture.
Mohamed Youssouf
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.
© : HZK-LGDC