Ce lundi dans un hôtel de Mutsamudu, l'ancien président de la CEII (commission électorale indépendante insulaire) a convié les conseillers municipaux pour une prise de contact et faire un bilan post électoral de cette liste CRC abandonnée depuis le mois de février 2020.
2 ans après être considérée comme une couche à bébé qui, une fois utilisée, on le jette, l'actuel directeur de SONELEC et membre de la coordination provisoire de la Convention pour le renouveau des Comores, parti au pouvoir, tente de redonner de l’estime à ces enfants du parti dont la plus grande majorité sont des sans emplois. Ce mardi 17 mai, il a organisé une réunion pour échanger avec les conseillers municipaux mais aussi les sympathisants du parti. « Je juge important de vous rencontrer aujourd'hui. C’est un réveil tardif, mais vaut mieux tard que jamais et surtout en politique », avance Claude Ben Ali, qui était d'ailleurs absent sur le terrain durant le processus électoral.
Les membres de cette liste communale CRC-Mutsamudu ont vidé le sac pertinemment. « Nous ne devrions pas être ici par rapport à ce qu'on nous fait dans ce parti. On est d'ailleurs jeté dans les corbeilles au sens réel de la politique et on nous transmet une très mauvaise éducation politique », martèle Abdou Mahamoud alias Kikas qui ajoute que « même une petite distribution d'un bien quelconque qui se fait dans nos quartiers, on le confie à nos adversaires politiques, c'est un vil comportement ».
Pour une autre femme, M. Abdoulbay, elle montre qu’elles sont là parce que c’est Claude qui les a conviées. « Nous sommes là car c'est Claude en personne qui nous a convié. D'ailleurs lui, on ne l'a jamais vu dans la circulation quand on se mettait au front devant n'importe qui ou n'importe quoi », précise-t-elle.
Des gros mots et des messages forts sont adressés au directeur de la Sonelec Anjouan, considéré comme un sac de sable devant ces derniers. Et ce dernier de répondre que la bonne politique demande de la persévérance. « Moi c'est après près de 20 ans que j'ai eu une nomination Azaliste et je suis là. La patience et la conviction doivent être de mise en politique, sinon à chaque échéance électorale, on vous utilisera par des assoiffés du pouvoir et après rien », dit-il.
Un des intervenants de la liste a poussé loin le bouchon jusqu'à dire que « nous avons l'impression que nous sommes exploités pour déblayer des chemins à certains. On a franchi la zone rouge (prendre la parole en publique et se livrer dans des discussions hors culture, ndlr) étant des jeunes filles, en retour on est abandonné ».
Nabil Jaffar
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