Le directeur de cabinet de la présidence s’est exprimé hier sur la question de la citoyenneté économique et le référendum. Alors que l'ancien rais, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi ainsi que douze autres personnalités sont convoquées à la gendarmerie dans le cadre de l'enquête sur la vente de passeports, Youssoufa Mohamed Ali assure que « la justice fera son travail de manière impartiale et sans influence ».
Douze personnalités politiques ont été convoquées hier lundi à la gendarmerie nationale pour être entendues dans le cadre de l’enquête sur la citoyenneté économique. Le directeur de cabinet de la présidence de la république en charge de la défense est revenu sur ces auditions et a montré le souci du gouvernement de connaître la vérité sur cette affaire. Pour Youssoufa Mohamed Ali, « la justice fera son travail de manière impartiale et sans influence » et les personnes citées dans cette affaire répondront de leurs actes en toute liberté.
« On a vu des présidents et des ministres auditionnés à l’étranger sans que cela ne pose de problème d’ordre national. Nous, on ne veut de mal à personne. On veut juste savoir ce qui s’est passé dans cette affaire de la vente de passeports et connaître les niveaux de responsabilité des personnes impliquées », déclare-t-il. Dans cette enquête préliminaire, on peut souligner la présence de deux anciens présidents de la République, d'anciens ministres des finances de l’époque Sambi et des députés.
« Plusieurs personnes ont participé à la procédure de vente de passeports ». Youssouf Mohamed Ali a émis le souhait que les anciens présidents soient entendus à leurs domiciles. Pour le directeur de cabinet en charge de la défense, cette affaire n’est pas une affaire politique. « La population ne cesse de demander justice sur les détournement des deniers publics (...). Aujourd’hui, on a commencé par ça et demain, ça sera une autre affaire », ajoute-t-il comme pour répondre à ceux qui voient en cette procédure, une volonté du gouvernement d'écarter de la prochaine élection présidentielle, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi dont la quote de popularité n'est plus à démontrer.
« Demain, on va partir. Il se peut que le prochain régime nous interroge sur nos actions. Qui sait ? », ajoute-t-il. Le directeur de cabinet du président Azali s’est dit un peu étonné de l’attitude de l'ancien président Sambi, de donner carte blanche à un étranger pour recevoir l’argent de la vente des passeports dans un compte personnel. « Donner carte blanche à un étranger pour gérer cet argent n’est pas un détournement. C’est une haute trahison envers la Nation! », a-t-il lâché.
Youssoufa Mohamed Ali est revenu sur la révision constitutionnelle annoncée par le président de la République pour le 30 juillet prochain. « On était là ! On a vu en 2009. L’ancien président Sambi a fait un référendum et n’a pas été inquiété. Aujourd’hui, le président Azali va en faire autant. Sûrement, il y’a ceux qui n'en veulent pas de ce référendum. Qu’ils votent. Mais ne semez pas le trouble », martèle-t-il. Hanté par le spectre du séparatisme, le gouvernement espère convaincre de sa bonne foi. Alors que l'opposition rejette les conclusions des assises nationales, qu'ils jugent non inclusives, ainsi que le référendum portant révision de la Constitution, le chef de cabinet se montre intransigeant: « Qu’ils arrêtent leurs menaces! Ils ont dit qu’on ne va pas faire les assises, on les a faites. Ils ont dit qu’on ne va pas mettre en œuvre les recommandations des assises, on le fait ».
Mohamed Youssouf
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC