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des Comores

Citoyenneté économique / Tocha Djohar rejette le supposé rapport de la commission

Citoyenneté économique / Tocha Djohar rejette le supposé rapport de la commission © : HZK-LGDC

Tocha Djohar, député et membre de la commission parlementaire chargée de l’enquête sur la citoyenneté économique, rejette le rapport supposé émis par cette même structure sur ce sujet qui a défrayé la chronique ces derniers mois.


Au cours d’une conférence de presse tenue hier mercredi dans son bureau à l’Assemblée nationale, Tocha Djohar a demandé une réunion de cette commission pour dit-il, clarifier la situation mais aussi fixer la date de la sortie du document de manière officielle. Cela fait presque trois semaines que des informations circulent, notamment à travers les réseaux sociaux, sur un supposé rapport de la commission d’enquête parlementaire sur l'affaire de la citoyenneté économique.

 

Tocha Djohar, député d’Itsandra ya Djou et membre de ladite commission, rejette en bloc le rapport en question. Pour lui, il s’agit d’un document inacceptable autant sur le fond que sur la forme. « En tant que député et membre de la commission, je n'ai eu aucune connaissance de ce rapport », a-t-il déclaré devant les journalistes. Pour lui, ce document n’émane pas de la commission et n’a pas suivi le circuit réglementaire de l’Assemblée nationale pour être valide.

 

Sur le fond, Tocha Djohar avance que ce document présente de nombreuses et graves insuffisances. Pour cet élu d’Itsandra-Sud, plusieurs membres de la commission ignorent sa source et l'ont découvert pour la première fois sur les réseaux sociaux. Et pour illustrer ses propos, le député Tocha avance que certaines questions sans rapport avec le domaine d’investigation sont développées dans le rapport, « manifestement pour accabler certaines personnalités politiques».

 

A titre d’exemple, il citera le cas de la fondation Fatma et l’affaire des passeports diplomatiques: « Pourquoi la période du mandat d’Azali a été omise? », déclarant que plus de 304 passeports ont été vendus, « sans parler des 1600 autres renouvelés. Pourquoi on cible les régimes de Sambi et Ikililou seulement? ».

 

D’après lui, tous ces manquements font que ce document ne pourra en aucun cas être considéré comme le produit de six mois de travail de la commission. Raison pour laquelle l'ancien suppléant de Fahmi Said Ibrahim demande une réunion de cette commission pour, dit-il, « clarifier cette situation et tirer les conséquences qui s’imposent ».

 

Toujours selon l'intéressé, à la suite de cette réunion, une date sera communiquée afin de fixer la date à laquelle sera publié de manière officielle, le rapport final de la commission parlementaire. Il s’agit notamment de savoir les tenants et les aboutissants de la fameuse loi de 2008, relative au programme de citoyenneté économique, dont on estimait à l’époque qu’elle pouvait générer plus de 200 millions de dollars destinés à être investis dans des projets de développement économique des Comores, en partenariat avec des pays du Golfe dont le Koweit et les Emirats Arabes Unis.

 

 

 


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