Houmedi Msaidie dit être disposé à être entendu par la justice dans le cadre de l'enquête parlementaire sur le programme de citoyenneté économique. Une fois qu'elle décidera de se saisir dans ce qui semble être un scandale politico-financier. C'est ce qu'il a déclaré dans une conférence de presse au cours de laquelle, ce leader du parti Radhi (proche du pouvoir) a déploré l’exaspération de la violence à Mayotte.
Le secrétaire général du parti Radhi s'est montré disposé à être entendu dans le cadre d'une éventuelle enquête judiciaire sur le programme de citoyenneté économique où Houmedi Msaidie est cité, dans le document accablant plusieurs personnalités politiques de la place. « Je suis prêt à être entendu par la justice, si elle décide d'ouvrir une enquête dans ce cadre. Je n’ai rien à craindre, ni à dissimuler dans cette affaire », a-t-il déclaré.
« Un ministre de l'intérieur ne vend pas des passeports. Il a par contre un œil sur sa production », a-t-il tenu à préciser. Et l'ancien premier flic du pays sous le régime Ikililou de pousser un peu plus le bouchon : « on parle de 105 passeports alors que je n'avais vu que 42 et dont la somme était destinée dans un premier temps à l'achat des groupes électrogènes. Un projet finalement abandonné après un constat fait par Ibrahim Alphonse Mlanao, ancien directeur de la Ma-Mwé après un déplacement fait à Mayotte où il a constaté la vétusté des groupes ». M. Msaidie demande aux autorités de saisir rapidement la justice sur cette affaire. « Nous estimons que la justice comorienne a la capacité et les compétences requises pour diligenter une enquête sur cette affaires », a-t-il fait savoir.
Dans un tout autre registre, notamment la question de Mayotte, le secrétaire général du parti Radhi déplore la montée de la violence dans cette partie de l'Union des Comores sous administration française. Et Houmedi Msaidie de déplorer les actes de « racisme », voir même de « xénophobie » perpétrés dans l'île et qui sont nourris, semble-t-il, par les propos exacerbés tenus par certains élus de Mayotte.
D'après-lui, Mayotte devient ces derniers jours une zone de non droit, en proie à la manipulation : « ce qui ouvre la voie aux ratonnades. L'on veut créer de l'apartheid à Mayotte ». Reprenant une statistique selon laquelle, 40% de la population de Mayotte sont origines des trois autres îles. « Ce qui veut dire que cette population est majoritaire et il ne faut avoir honte de le dire. Donc, la première responsabilité de la République Française est de veiller scrupuleusement à la protection de cette population. D'autant plus qu'elle est chez elle, à Mayotte », a-t-il fait savoir.
« Nous demandons aux autorités comoriennes de saisir la commission des droits de l'homme de l'Onu et de l'UE pour constater la violation des droits humains à Mayotte », a-t-il dit, accusant le visa Balladur, du nom de l'ancien premier ministre français, d'être à l'origine de tous les maux. « Nous appelons à un dialogue permanent. Nos frères mahorais devront comprendre qu'ils ne seront pas en paix au moment où ils fuiront les pourparlers », a-t-il estimé. Et de renvoyer les responsabilités de la violence à une minorité d'enfants des rues : « estimés à quelque 500 jeunes dont les parents ont été renvoyés de l’île ».
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