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Ratification de l’Accord de Paris par l’Assemblée de l’Union dans une certaine confusion


C’est dans une certaine confusion que le vote de ratification de l’Accord de Paris par l’Assemblée de l’Union a eu lieu, samedi dernier en milieu de journée. De prime abord, cette confusion n’avait rien à voir avec le contenu de l’Accord, mais un problème interne de l’Assemblée. Il semblerait qu’un député issu de l’assemblée de l’ile Anjouan aurait utilisé l’identité de son frère ainé pour être élu, dans la mesure où il n’avait pas l’âge requis lors des élections. Ce qui est, pour l’instant, une suspicion, est devenu une affaire qui empoisonne la vie parlementaire.

Deux camps s’opposent. L’un qui a l’aval du président de l’Assemblée soutient que le député suspecté d’usurpation d’identité et ses deux collègues qui ont été choisis par le conseil de l’ile pour siéger en tant que députés, devraient être suspendus en attendant l’avis de la cour constitutionnelle sur cette question, arguant que si ces députés prenaient part au vote et que si la cour invalidait leur désignation, cela risquait d’avoir des répercutions sur la nature des votes.

Le deuxième camp affirme qu’en l’état actuel des choses, rien ne dit que ces personnes sont coupables de quelque chose, s’appuyant sur le fait que tout individu est présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité soit prouvée. Et que même si c’était le cas, il faudrait d’abord leur enlever leur immunité parlementaire par un vote de deux tiers des élus.

C’est ainsi que dans l’hémicycle, les deux camps se sont affrontés, chacun haussant le ton, rendant inaudible les déclarations des uns et des autres, l’atmosphère devenant de plus en plus électrique. Le Vice-Président Moustadroine, en charge de l’Environnement est arrivé tant bien que mal à faire sa déclaration et a demandé aux députés de donner au chef de l’Etat les outils lui permettant de défendre les intérêts de notre pays à l’extérieur.

Ce qui était surprenant, c’est que tous les intervenants des deux camps étaient tous d’accord pour que le texte soit ratifié, le problème était que chacun campait sur ses positions et rendait l’atmosphère encore plus pesante.

C’est dans ce climat que président de l’Assemblée a alors demandé aux députés présents de prendre part au vote et après avoir fait un décompte, a déclaré le texte adopté. Aussitôt après avoir constaté qu’il était difficile de poursuivre l’examen des autres textes de loi prévus, il a décidé de lever la séance.

Pour rappel, la commission des affaires étrangères avaient voté à l’unanimité pour l’adoption du texte, cependant le charivari qui a prévalu à la plénière, n’a pas permis de retrouver cette belle unanimité. Pour mémoire, le président de cette commission, un membre éminent du parti au pouvoir, n’a pas pris part au vote, se rangeant dans le camp qui conteste la suspension de leurs trois collègues.

La seule consolation est que le chef de l’Etat peut ce lundi promulguer le texte de la ratification et partir à Marrakech avec le sentiment du devoir accompli. Il lui restera à son retour de compter qui est réellement avec lui ou contre lui, c’est selon !

 

Mmagaza

 


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