La loi de finances rectificative de l'année 2017 n'aurait aucune incidence fâcheuse sur le panier de la ménagère, rassure le député Issa Soulé. Le président de la commission des finances de l'assemblée nationale se veut rassurant par rapport aux rumeurs qui circulent sur une possible flambée des prix, parallèlement à la hausse des taxes douanières.
Une semaine après la promulgation par le chef de l’État de la loi des finances rectificative de l'exercice 2017, le président de la commission des finances de l'assemblée nationale tente de calmer les esprits à propos d’une possible hausse des prix des produits de première nécessité, consécutive à la hausse des taxes douanières prévue dans la loi rectificative.
« Je confirme ici que les taxes douanières sur les matériaux de construction et les denrées alimentaires restent inchangées », a-t-il assuré, ajoutant que la question a été longuement abordée en commission et les députés ont rejeté en bloc les propositions faites par le gouvernement sur la hausse des taxes douanières.
« Étant des élus de la nation, nous avons été clairs à ce sujet. Il ne fallait pas rajouter un fardeau sur la vie quotidienne déjà précaire. Encore une fois pour le riz ordinaire, les planches, le ciment, le fer, la taxe reste la même que celle d'avant la loi rectificative », a-t-il indiqué, ajoutant que les taxes du tabac et de l'alcool ont été par conte augmentées dans le but dit-il de lutter contre le tabagisme et l’alcoolisme.
L'élu de la circonscription de Bambao ya mboini salue par ailleurs l'engagement du gouvernement de soutenir l'université des Comores, dont un montant de 584 millions fc a été affecté à son fonctionnement dans le but de compenser le manque à gagner lié à la réduction des droits d'inscription, décidée par le président de la République dès sa prise de fonction.
A noter que la loi a été adoptée dans des conditions controversées sur fond de crise entre la majorité et une minorité de blocage (élus du parti Juwa et un député Crc principal parti au pouvoir). 12 députés qui ont même exprimé leur volonté d’attaquer la loi à la cour constitutionnelle. L'on ne tardera pas à découvrir après la publication de loi aussitôt promulguée par le chef de l'État, que le 12ème élu qui se revendique de la minorité de blocage, n’est autre que le secrétaire rapporteur de séance, pourtant signataire du texte adopté.
Interrogé sur la question, le président de la commission des finances rétorque en soutenant que c'est une question relevant de l'administration du parlement. Avant d'ajouter « la loi en question a eu en commission l'adhésion de tous les députés. A hémicycle dont je ne suis pas le patron, il y a eu vote de cette même loi, il y a ceux qui l'ont approuvé y compris moi, comme il y a ceux qui l'ont rejeté. L'administration a fait le décompte, elle a été adoptée et le président de la République l'a promulguée ».
Maoulida Mbaé
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