Le président de l'assemblée nationale a procédé jeudi matin à l'ouverture de la session extraordinaire entièrement consacrée au réexamen du projet de loi des finances de l'exercice 2017. Abdou Ousseni qui espère que les dissensions qui ont émaillé la précédente session sont aplanies.
Aussitôt le décret publié par la présidence de la République et les députés de réinvestir à nouveau l’ « hémicycle pour un ultime examen de la loi de finances 2017 et pour son adoption », a déclaré Abdou Ousseni président de l'assemblée nationale pour qui la convocation de cette session extraordinaire serait justifiée par l’importance que revêt l'ordre du jour fixé par le décret portant convocation.
L'importance du texte soumis d'après-lui, le conduit à être confiant que chaque élu y mettra du sien dans les travaux de la commission des finances comme lors de l'examen en plénière. « En répondant à cette convocation, vous venez de montrer votre disponibilité de doter le gouvernement d'un levier important pour la mise en œuvre de sa politique », a-t-il fait savoir.
Le locataire du palais du peuple qui espère que la session qui est ouverte « restera celle de la concorde et de l'unité » et qui leur permettra de combler dans une certaine mesure, le retard accusé dans le traitement du menu de la dernière session ordinaire.
Le président du perchoir qui dit rester convaincu qu'avec la volonté qui les anime « rien n'est encore perdu ». Et de continuer : « c'est donc mobilisés pour l'intérêt supérieur de notre pays et dans la diversité que nous relèverons les défis et représenterons dignement notre nation ».
Interrogé à la sortie de l'hémicycle, le député Oumouri Mmadi Hassane paraît optimisme. L'élu Rdc d’Itsdandra dit être convaincu que cette fois-ci sera la bonne non seulement pour la loi des finances mais pour l'ensemble des travaux de l'assemblée nationale, jusqu'à la fin de la législature. Et il dit être persuadé que chacun a compris que l'intérêt national prime. « Je pense que la crise est derrière nous et je suis convaincu que les députés mettront de l’énergie pour accompagner le gouvernement », dit-il. Pour lui, ce projet de loi n'est pas le genre de loi dont on peut raisonner en termes d’opposant et de partisan. « Il s'agit de la loi des finances et cela ne concerne pas seulement le gouvernement mais l'ensemble du peuple comorien », a-t-il renchéri.
Une opinion que ne semble pas partager le député Ibrahim Mohamed Soulé qui pense qu'il est un peu tôt pour dire que le projet de loi sera voté ou pas, dès lors qu’ils n'ont pas encore vu la nouvelle mouture (intervention fait avant la tenue de la conférence des présidents : ndlr). Est-ce que c'est exactement la même chose, est-ce qu'il y a eu des aménagements et des amendements par rapport à tout ce qui avait été souligné comme défaillances au risque de déstabiliser le pays quelque part », s'est-il interrogé.
Et de continuer : « mais, je pense que l'esprit de compromis qui prévaut actuellement entre le gouvernement est nous, entre le gouvernement et les gouverneurs des îles fera en sorte que les choses vont bien ». L'élu du parti Juwa assure que leurs revendications n'ont aucun lien avec la loi des finances.
« Parce que nos revendication sont internes et concernent avant toute chose la mise en place du bureau et cela n'a aucune connexion avec le budget ». Et de conclure : « ce sont des choses qui sont statutaires parce que toute assemblée a droit à un règlement intérieur adapté au contexte. C'est une question pour laquelle nous sommes entrain d’essayer de régler entre nous mêmes au niveau du parlement ».
Maoulida Mbaé
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.
© : HZK-LGDC