Après les manifestations qui ont éclaté un peu partout sur le territoire vendredi, les forces armées ont présenté un bilan provisoire faisant état de 250 manifestants, 6 arrestations et 47 bombes lacrymogènes utilisées.
Vendredi, les forces armées ont dû faire face à une foule de manifestants. Le mouvement a éclaté dans plusieurs localités. Devant la presse, Soilihi Abdallah Rafick, Commandant de la gendarmerie, s'est félicité du travail effectué par ses hommes qui n'ont fait que réagir aux «réquisitions des préfets des différentes régions d’interdire les manifestations dans les espaces publics ». A Moroni, les forces de l’ordre ont usé de bombes lacrymogènes pour disperser les manifestants qui s'étaient retrouvés à la mosquée Al Qasm.
« Nous avons engagé des moyens considérables avec 114 membres du personnel et 44 grenades lacrymogènes utilisées, seulement à Ngazidja », a déclaré le chef de la Gendarmerie dans un bilan provisoire. Sur près de 250 manifestants, 4 interpellations "seulement" à Moroni, 2 à la moquée de la Coulée et 2 autres à Al Qasm dont celle d’Ahmed Hassane El-Barwane. A Mbeni, où a lieu une manifestation et une contre-manifestation, quelques affrontements entre deux camps rivaux.
Les forces de l’ordre ont enregistré quelques blessés légers (chiffres indéterminés) sur les 150 manifestants. A Ntsoudjini, sur les 27 manifestants, un seul a été interpellé car ayant fait usage de la force sur un agent de la gendarmerie qui était sur place avec d’autres agents de la force publique.
A Ndzouani, près de 500 personnes ont manifesté. La dispersion a eu lieu dans « le calme et selon les règles de la gestion de la foule », a précisé le Colonel Rafick qui parle de 3 grenades lacrymogènes utilisées et une seule interpellation, pour les mêmes motifs qu’à Ntsaoueni. « A Mramani, la situation n’a pas dégénéré donc il n y’a eu aucune intervention de nos forces car les manifestants ont respecté les règles et il n’y a eu ni affrontement ni interpellation », insiste le haut gradé de la gendarmerie.
« Nous avons occupé le terrain à 11h00, avec le positionnement des agents et l’élargissement du périmètre de sécurité aux alentours de la ville (Moroni). A 14h30, l’opération a pris fin donc une opération de maintien de 3h30 à Ngazidja et à Anjouan 90 minutes nous ont suffi pour maitriser la situation », a déclaré le Colonel Rafick pour qui les recommandations des préfets ont été suivies et respectées.
A.O Yazid
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