Pour sauver son île, le gouverneur de Ngazidja Hassani Hamadi décide de faire appel aux élus locaux, conseillers et maires, de se joindre à lui pour travailler en symbiose avec le président de la République.
En un an de pouvoir, Hassani Hamadi a réalisé qu’ « une île ne peut s’auto-suffire ». C’était à l’occasion de son bilan annuel qui n’a pas été à la hauteur des attentes, et dont la cérémonie s’est tenue le jour de l’Eid el fitr au palais de Mrodjou, que le premier magistrat de l’île a pris la décision d’appeler les élus locaux pour se « mettre au travail ensemble et pour réussir ensemble afin de faire de l’émergence 2030 une réalité ».
« J’espère que le futur me donnera raison et pour le savoir, il suffit de commencer par soi-même. C'est-à-dire, de croire à son rêve et d’essayer de le suivre ou l’appliquer », s’expliquera celui qui soutient qu’à chaque fois que la tournante est à Ngazidja, ce sont les disputes « sempiternelles ». « A partir de cette date, je ne veux plus entendre des différends entre Ngazidja et l’Union ».
Si Hassani Hassani lance un appel aux élus locaux, c’est loin d’être un fait fortuit. Les rapports entre lui, conseillers et maires n’ont pas toujours été au beau fixe, malheureusement. Un constat « amer » qui n’échappe à personne, encore moins à la notabilité, massivement présente dans cette cérémonie où les femmes ont été larguées loin derrière.
« Vous devez regarder l’intérêt général. Arrêtez de boycotter les lois [qui vous sont présentées par l’exécutif de l’île] pour des raisons X. Car là, c’est nous, population de Ngazidja, que vous pénalisez », s’est insurgé contre les conseiller de l’île ce notable qui parlait au nom de ses pairs. Lui qui appellera chaque circonscription à interpeller son conseiller « pour soutenir le gouverneur ».
Quant au bilan en soi, le locataire de Mrodjou dira d’entrée qu’à son arrivée au pouvoir, il a hérité d’une situation financière délétère, avec un solde de « 11 182 900 Kmf » à la date du 3 juin de l’année dernière. Lequel solde du compte de l’exécutif de l’île, selon ses dires, n’était même pas suffisant pour payer une seule facture ne serait-ce que celle des cahiers scolaires dont le montant s’élève à « 29 626 700 Kmf ».
Pour ses réalisations, il en retiendra huit principales actions : l’élaboration d’un document de stratégie de développement de Ngazidja ; l’attribution de 50 bourses par voie de concours ; la création et la gestion de l’école d’excellence sise à Ntsoudjini ; la reprise et la diversification de la coopération décentralisée (…). Le premier magistrat de l’île abondera également dans ses promesses des monts et merveilles pour les années à venir.
Toufé Maecha
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