Après le bilan des 2 ans du nouveau mandat du président Azali Assoumani à l’issue des élections anticipées d’avril 2019, le parti au pouvoir dresse le bilan du régime à sa manière. Son secrétaire général Youssoufa Mohamed Ali parle d’un bilan positif malgré la Covid-19 qui a touché les Comores en avril 2020, soit 4 mois après la tenue de la conférence de Paris.
Mardi dernier, la Convention pour le renouveau des Comores (CRC) s’est félicitée du bilan des 2 ans du président Azali après les élections de 2019. Devant la presse, le secrétaire général du parti au pouvoir qui dresse un bilan positif, commence par citer la tenue de la conférence de Paris, qui a selon lui, jeté les bases des orientations de l’émergence du pays à l’horizon 2030. « Avec 4 milliards d’euros, c’est quand même énorme pour un petit pays comme les Comores qui veut émerger. En arrivant de Paris, la Covid-19 s’installe. Le chef de l’Etat n’avait autre choix que de gérer la crise du coronavirus », explique-t-il, avant d’ajouter que « la population a applaudi la manière dont la pandémie a été gérée. Le bilan est meilleur par rapport à d’autres pays ».
Le directeur de cabinet du président de la République appelle la population à continuer à respecter les mesures barrières contre la Covid-19. Au niveau de l’économie, il a soutenu que le pays est sur la bonne voie. Il cite notamment son passage au statut de pays à revenus intermédiaires et la poursuite des projets d’infrastructures. D’après lui, le pays a fait des avancées significatives malgré la pandémie. « Toutes les travaux des voiries urbaines des trois capitales, Moroni, Mutsamudu et Fomboni, sont presque achevés », dit-il. Quant à l'énergie, Youssoufa Mohamed Ali alias Belou assure que les délestages sont désormais derrière nous. « D’ici deux mois, l'électricité sera effective 24h sur 24h sur l’ensemble du territoire national ».
Sur le plan diplomatique le collaborateur du chef de l’Etat se glorifie des performances enregistrées ces dernières années. Pour lui, le fait que les Comores occupent une vice-présidence de la commission de l’Union Africaine témoigne la bonne gouvernance du pays aux yeux du monde. « Nous appelons nos militants à s’en réjouir. En deux ans, notre bilan est meilleur comparé aux précédents régimes à l’héritage qu’ils nous ont laissé », avance-t-il, tout en appelant aussi la mouvance et le G10 à trousser les manches en redoublant d’efforts pour accompagner le chef de l’Etat. Au passage, il remercie les comoriens qui ne sont pas tombés dans le piège de l’opposition du 26 mai dernier. « Vous avez compris qu’il n’y a aucune échéance électorale avant 2024 », conclut-il.
Ibnou M. Abdou
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