Premier baptême de feu, pour le tout nouveau porte parole de Beit-Salam. Mohamed Issimaila qui a donné sa toute première conférence de presse, ce samedi. Une première rencontre avec la presse qui a permis à ce conseiller diplomatique du président de la République d’aborder toute l'actualité nationale.
Assises nationales, réception à Beit-Salam des partis politiques soutenant le régime, la situation à Mayotte. Autant des sujets abordés par le tout nouveau porte-parole de Beit-Salam, présidence de la République, dans sa toute première conférence de presse de ce samedi. D'entrée de jeu, Mohamed Issimaila appelle à une presse responsable suite à la reprise par certains médias de la place des rumeurs faisant état d'un 4x4 noir kidnappant des fillettes. « Des affabulations, assure-t-il, car depuis, on n’a jamais entendu une famille porter plainte pour un enlèvement, ni signaler une disparition quelconque. Juste des rumeurs colportées pour rependre la psychose dans le pays. Et cela n'est pas responsable pour un métier honorable comme le votre », a-t-il indiqué.
Le porte-parole de la présidence s’inscrit sur la droite ligne du gouvernement en ce qui concerne la violence qui prend des proportions inquiétantes dans l'île de Mayotte. « Une violence importée » d'après-lui, arguant que le calme qui règne dans le reste des îles trahit cela. « Ceux qui ont Mayotte aujourd'hui devaient chercher l'alibi ailleurs », a-t-il ajouté. A l'en croire, les comoriens sans distinction aucune doivent faire un front commun face à cette crise sans précédent.
L'autre question abordée est la réforme politique, selon la vision du président de la République. Une question qui a été abordée d'après-lui, au cours de la réception des 14 partis soutenant l'action du gouvernement. « Le président suggère l’union des partis politiques autour d'une grande coalition. Car le passé nous a montré que la multitude de partis politiques n'a jamais été favorable pour le pays », a-t-il dit. « En même temps, le parti unique serait suicidaire », s'est-t-il empressé d'ajouter.
Sur la question de savoir, si le président est officiellement au courant du document supposé être le rapport de la commission d'enquête parlementaire sur la citoyenneté économique, qui circule dans les réseaux sociaux, et qu'elle serait la réaction du chef de l'État. « Pour l'heure, le document n'a pas été remis au président de la République, assure-t-il. Il l'attend et se prononcera, une fois qu'il le réceptionnera. Et prendra sans doute les responsabilités qui sont les siennes ».
Sur les assises nationales. Le porte-parole de Beit-Salam assure que les travaux se poursuivent. « Vous savez que parmi les recommandations, il y a celle qui ont des effets immédiats et celles qui demandent un cadre juridique. Ce sont ces dernières qui prendront un peu plus de temps ». Pour la reforme de la constitution suggérée au cours des assises, certains parlent d'un referendum pour l'avaliser. « Deux voies s'offrent, soit par referendum ou soit par un congrès des élus. Les deux options restent possibles. Mais c'est au président d'avoir le dernier mot », a-t-il répondu. Prochain rendez-vous avec la presse dans deux semaines.
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