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Azali Assoumani gracie son ancien vice-président Djaffar Ahmed Saïd

Azali Assoumani gracie son ancien vice-président Djaffar Ahmed Saïd © : HZK-LGDC

L’ancien vice-président d’Azali Assoumani, Djaffar Ahmed Saïd, condamné par la Cour de sûreté de l’État en décembre 2018 à la peine de réclusion criminelle à perpétuité, est gracié de la totalité de sa peine ce 12 mai 2021.


La nouvelle est tombée en fin d’après-midi ce 12 mai 2021, qui correspond au 29e jour du mois de ramadan. Azali Assoumani a signé un décret accordant la grâce présidentielle à son ancien vice-président Djaffar Ahmed Saïd. Ils étaient élus sur le même ticket en 2016 (avec deux autres vice-présidents, Ndlr) pour un mandat de 5 ans quand, à la mi-2018, Djaffar Ahmed s’est opposé publiquement au projet de nouvelle Constitution, entamé par Azali Assoumani, pour se donner la possibilité de rester au pouvoir jusqu’en 2024. Ce désaveu marque officiellement le début des hostilités. En septembre de la même année, il est visé par un mandat d’arrêt international pour « des faits d'attentat et de complot contre l'autorité de l'État ». Mais il avait déjà quitté le territoire cinq jours plus tôt pour se réfugier à Dar es Salam. En décembre, il est condamné par contumace par la Cour de sûreté de l’État aux travaux forcés à perpétuité, assortis de 30 ans de peine incompressible. Condamnés en même temps que lui et à la même peine, son petits frère et avocat Bahassane Ahmed, et l’écrivain Said Ahmed Said Tourqui (Sast), sont graciés depuis le mois d’août 2019. L’ancien président Ahmed Abdallah Sambi, et le gouverneur déchu d’Anjouan Abdou Salami Abdou, n’ont pas encore été jugés depuis 2018 qu’ils sont arrêtés.

 

T.M


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