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des Comores

Azali : An I « Une première année pas si innovante… »

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Azali : An I « Une première année pas si innovante… » © : HZK-LGDC

Ils sont nombreux à saluer les efforts du chef de l’Etat et son gouvernement pour rétablir l’électricité. Mais ils sont aussi nombreux à s’inquiéter de l’absence de transparence de la gestion de certains dossiers. Durant sa première année, pour ce second mandat, Azali n’a pas été si innovante et, dit-on ici et là : certaines autorités vont à contre-courant de la volonté de faire des Comores un pays émergent.


« La première année du quinquennat du Président Azali Assoumani est très critique puisqu'elle n'est pas si innovante comme on nous le fait croire », estime Hamidou Said Ali, juriste et politologue. Ce dernier soutient que « l'opinion est scandalisée par la vitesse des enrichissements illicites, de la violation des lois, de la jeunesse sacrifiées et sans avenir ». Il indexe aussi le président et son mode de gouvernance car « il veut faire du neuf avec du vieux ».

Sur l’émergence à l’horizon 2030, Hamidou Said Ali reconnait que le chef de l’Etat est « ambitieux » mais qu’il faut des actions à commencer par « la lutte contre l'impunité » et « des politiques claires liées au développement des infrastructures aéroportuaires, des routes et du tourisme ».

Akram Saïd Mohamed affirme de son côté qu’il serait abusé de soutenir que le bilan du Président Azali n’est que positif car malgré « les efforts considérables réalisés au niveau des infrastructures routières, hospitalières et énergétiques », on se doit de ne pas oublier « les licenciements abusifs opérés au début de mandat ». Il citera aussi « l’amateurisme » du gouvernement dans la gestion de la grève des professeurs.

Le journaliste Nassila Ben Ali a de sa part fait observer que la régularisation de la distribution de l’électricité est l’action concrète à saluer durant la première année de mandature du président Azali. Il a dénoncé au passage le piétinement des droits et libertés de la presse et De l’information par le ministère de l'intérieur dans le cas de La Baraka Fm, la dissolution de la commission nationale de prévention et de lutte contre la corruption (Cnplc), les licenciements arbitraires, les marchés publics octroyés sans appel d’offres et dans l’opacité totale.

« Je pense que le président projette une volonté de changer les choses dans le bon sens. Seulement, je trouve qu'il y a des choses qui vont à contre courant de sa politique d'émergence », a déclaré Sultane Abdourahim Cheikh. Selon lui, les autorités doivent fournir des efforts pour développer le secteur de la santé, de l’éducation et économique, tout comme elles l’ont fait pour le secteur de l’énergie. Le jeune leader appelle les ministres et directeurs généraux des sociétés d'Etat à suivre eux-aussi le chemin de « changement positif » insufflé par le président.

 

Al-hamdi A. Hamdi

 

 

 


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