Le président de la République a reçu hier matin les gouverneurs des îles. Il était question lors de cette rencontre de l'instauration et de la formalisation d'un dialogue permanent entre ces grands élus, qui leur permette entre autre d’aplanir les différends entre pouvoir central et exécutifs insulaires.
Les gouverneurs des îles ont été reçus hier mardi par le chef de l'État Azali Assoumani. Dans cette rencontre au sommet qui s'est déroulée à huit clos à Beit-salam, présidence de la République, il était question d'une démarche de concorde entre les Exécutifs insulaires et le pouvoir central.
Le syndrome du conflit des compétences entre les îles et l'Union né au lendemain de l’avènement du nouvel ensemble comorien, dont le colonel Azali a été l’un des acteurs, hante tous les esprits. Bien que la révision de 2009 avait contribué à diminuer les ardeurs des uns et des autres, le scénario d'un retour aux années 2000 effraie plus d'un.
Pour éviter la résurgence d'un conflit de compétences qui a coûté cher au pays, en termes de stabilité institutionnelle, le président Azali Assoumani veut ériger le dialogue comme rempart contre tout retour en arrière. L'objectif de la rencontre de Beit-salam semble être orienté vers la formalisation d'une telle rencontre, à en croire une source de la présidence.
« Le président de la République veut à tout prix éviter l'expérience qu'il a vécu sous son premier régime, avec la fameuse « guerre des compétences » qui a porté un coup dur au fonctionnement des nouvelles institutions nées de la constitution de 2001. Pour cela il veut que tout soit réglé par le dialogue et qu'ils évitent autant que faire se peut de rendre public leurs différends », a-t-on précisé.
Avant cette rencontre de Beit-salam, les gouverneurs des îles se sont rencontrés à Mrodjou, siège du gouvernorat de Ngazidja, mais rien n'a filtré jusqu'au moment où nous mettions sous presse. Tout comme la rencontre qu'ils (gouverneurs : ndlr) ont eu hier soir avec le secrétaire d'État chargé du monde Arabe.
Selon des sources concordantes, malgré le sourire que ces grands élus affichent devant la presse, les gouvernorats semblent traverser des difficultés de fonctionnement, étant maintenus au régime sec depuis leur investiture. Ils n'auraient encore reçu de l’Etat aucun centime : « il se peut que les gouverneurs n'ont pas perçu leur salaire du dernier mois », a-t-on laissé entendre. Des informations qu'on n'a pas pu vérifier auprès des services concernés. Ce qui est sûr, le malaise entre les îles et le pouvoir central est réel, il reste à l'aplanir le plutôt que possible pour épargner le pays du spectre d’une énième crise politique et institutionnelle.
Maoulida Mbaé
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.
© : HZK-LGDC