Plusieurs sources concordantes proches de la présidence de la République confirment l’information selon laquelle le directeur général l’aviation civile est démis de ses fonctions par le chef de l’Etat, depuis vendredi 25 août dernier. Une nouvelle qui ne manquera de satisfaire les compagnies aériennes de droit comorien et les organisations professionnelles du secteur privé.
Jusqu’au moment où nous bouclions notre édition de ce lundi, nous n’étions pas encore en possession du fameux décret mettant fin aux fonctions de Jean-Marc Heintz à la tête de l’Anacm, l’aviation civile comorienne. Pourtant, pratiquement toutes nos sources sont catégoriques : « Jean-Marc Heintz est limogé. Son décret serait sur le bureau du secrétaire général du gouvernement ». L’intéressé se trouvant en Egypte au moment de son limogeage, certains de nos interlocuteurs estiment que c’est la raison pour laquelle le décret n’était pas encore rendu public. En tout cas, il était attendu à Moroni hier dimanche.
L’information sera aussi étayée par d’autres sources du coté de la vice-présidence en charge de l’économie. Le président de la République partant vers les lieux saints pour accomplir le cinquième pilier de l’Islam, il a confié l’intérim au vice-président Djaffar Ahmed Said. Des collaborateurs de celui-ci nous ont parlé de « plusieurs décrets qui concernent des directeurs de sociétés d’Etat » dont celui de l’Anacm. Comme pour dire qu’il n’y a pas que la tête de Jean-Marc Heintz qui pourrait tomber.
Il faut dire que la nouvelle commence à susciter des réactions. Même au sein de l’Anacm, presque personne ne le pleure. Jean-Marc Heintz est celui qui, avec acharnement, a mis à terre les compagnies aériennes de droit comorien depuis son arrivée à la tête de l’aviation civile, paralysant la libre circulation entre les îles et même vers les pays voisins, et portant de facto un coup dur à l’économie nationale.
Son limogeage qui était tant attendu par l’opinion en général et les organisations professionnelles en particulier (la Nouvelle Opaco et Modec), devrait permettre aux deux compagnies comoriennes de reprendre pleinement et surtout sereinement leurs activités, notamment AB Aviation qui n’attendrait de l’Etat aucun appui financier mais juste les autorisations pour redécoller dans les quatre jours qui suivront.
Selon toujours nos informations, son successeur serait Chanfi Ahmad Mohamed, un ancien directeur général de l’Aéroport de Hahaya et ancien cadre supérieur de l’ASECNA. Nous y reviendrons dans nos prochaines éditions.
Toufé Maecha
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