Le ministre des finances aurait adressé un courrier aux administrations centrales au sujet de la disparition de certaines institutions insulaires.. Hier devant la presse, le porte-parole de l’exécutif de Ngazidja qualifie cet acte du ministre de « coup d’Etat constitutionnelle » remettant en cause l’autonomie des îles.
Pour la énième fois, l’exécutif de Ngazidja est monté au créneau face au gouvernement central au sujet de l’autonomie des îles. Hier après-midi, au cours d’une conférence de presse, le pouvoir de l’île de Ngazidja a accusé le ministre des finances et du budget à ce sujet. Selon le porte-parole de l’exécutif de Ngazidja, le ministre des finances Said Ali Said Chayhane aurait adressé une lettre à certaines administrations relevant de l’Union, pour annoncer la fin de certaines institutions des îles autonomes. « Cette lettre que nous avons découverte par surprise dans une société de l’Etat, mentionne qu’il n’y a plus des commissaires, ni des directeurs généraux et ni de secrétaires généraux des îles », martèle le commissaire changé de la fonction publique de Ngazidja.
Le porte-parole de l’exécutif de l’île qualifie cet acte de « Coup d’Etat institutionnel ». Selon lui, ni la nouvelle constitution, ni l’ancienne ne mentionne nulle part, la disparition de l’autonomie des îles. Le commissaire Issihaka Mdahoma se demande pourquoi cet acharnement contre l’exécutif de Ngazidja. « Je ne comprends pas. Pourquoi seulement Ngazidja a des problèmes avec l’Union, s’interroge-t-il. Les autres îles bénéficient de tous leurs droits ».
L’exécutif de Ngazidja trouve que la meilleure solution est de dire non à haute voix. Pour le porte-parole du gouverneur Hassani Hamadi, le moment est venu de répondre à cette « mascarade » qui ne cesse de se répéter par les urnes. « Le peuple comorien d’origine de Ngazidja doit aller massivement aux urnes le 24 mars prochain et faire sortir Azali et son gouvernement », martèle-t-il. Présent dans cette conférence de presse, le commissaire aux finances de Ngazidja Ibrahim Himidi reproche au président Azali d’être hostile aux « Wangazidja ». « Chaque fois qu’’il est au pouvoir, c’est l’île de Ngazidja qui est toujours lésé », dit-il.
Interrogé à ce sujet, une source proche du ministère des finances affirme que le ministre des n’a jamais écrit une lettre mettant en cause l’autonomie des îles. Selon lui, ces prérogatives n’appartiennent qu’à la Cour Suprême et au président de la République. Il défie quiconque de présenter cette lettre dont il est supposé être l’auteur. Au sujet d’une lettre adressée aux hydrocarbures pour arrêter le quota du carburant des entités, notre interlocuteur nie en bloc ces accusations. Il annonce en retour que le ministre des finances a procédé à la réouverture des comptes de l’île de Ngazidja qui a été fermé il y a quelques mois.
Ibnou M. Abdou
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC