La Gazette

des Comores

Assises nationales sur les 42 ans d’indépendance / Les contours se dessinent

  •  
  •   admin
Assises nationales sur les 42 ans d’indépendance / Les contours se dessinent © : HZK-LGDC

L'organisation des Assises sur pour le bilan de 42 ans d'indépendance commence à prendre forme, après la publication d'un décret portant mise en place du comité chargé de piloter les travaux. Une bonne nouvelle, font savoir certaines figures politiques et de la société civile de la place.


Le contour des Assises nationales visant à faire le bilan des 42 ans d'indépendance et les 15 ans de la présidence tournante commencent à se dessiner, après la publication d'un décret portant création du comité de pilotage des Assises nationales (Cpan). Un comité composé de 45 membres dont 10 représentants des institutions étatiques, 13 pour les partis politiques, 12 pour le mouvement du 11 août, 8 représentants de la société civile et enfin deux représentants de Mayotte.

« La signature du décret confirme la volonté du gouvernement de participer à ces Assises nationales. Une participation active tant dans l'organisation que dans le financement », a indiqué Hamidou Mhoma patron de l'imprimerie Graphica pour qui le nombre n'est pas pléthorique pour décider dit-il, de l'avenir de 800 000 âmes.

Ce président de l'Actic (Association des consommateurs des Tics) pense qu'il est important de faire un bilan sans concession de ces 42 années. Pour identifier les responsabilités des uns et des autres dans la situation que connaît le pays aujourd'hui. « Une opération vérité et réconciliation est nécessaire sinon on risque de nous mentir », fait-il observer.

Même réaction pour Mohamed Ali Dia, ancien candidat à la dernière élection présidentielle, qui a tenu à rappeler que dans le cadre de son programme politique son mouvement « Komor ya lewo na messo » avait prévu une fois élu à la magistrature suprême, de tenir les assises dans le dernier semestre de 2016.

 Aujourd'hui le président Azali Assoumani est élu et a adopté le projet des assises. Alors ça va de soit que je le soutiens pour qu'enfin nous arrivions à faire le bilan de la gouvernance de notre pays sous les différents régimes successifs. Ensuite poser des questions importantes sur l'avenir de notre pays en essayant de poser des jalons pour permettre à ceux qui vont gouverner ce pays de partir sur des bonnes bases », a-t-il fait savoir.

« La difficulté résidera dans l'application des recommandations. Comment faire en sorte que ces dernières soient contraignantes et avec force de loi », relativise Hamidou Mhoma. « A ne pas oublier que le comorien à l'habitude de marcher sur les textes et comment s'y prémunir », a-t-il rappelé. Interrogé sur les craintes exprimées ces derniers temps par certains leaders d'opinion de la place, M. Mhoma est convaincu qu'elles sont légitimes « mais c'est une occasion inespérée de pouvoir nous exprimer sans réserves sur ce qui a marché, ce qui n'a pas marché et sur des recommandations qui feraient sortir le pays de sa léthargie. Je pense que c'est le rendez vous de la dernière chance et nous devons le saisir. »

Pour M. Dia, ancien ambassadeur au Caire, ce qui lui importe c’est le résultat. « D'ailleurs je n'ai pas encore pris connaissance de l'ensemble des membres dudit comité. Je leur fais confiance et on les jugera par le travail fourni ».

 

Maoulida Mbaé

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

Commentaires (0)