En perspective des Assises nationales sur les 42 années d’indépendance, l’ancien ministre Assoumani Saandi apporte à son tour sa contribution. Il appelle à tenir les assises avec humilité et à placer l’intérêt général du pays au-dessus des intérêts personnels.
Les assises nationales sont fixées au mois d’octobre prochain. Ce rendez-vous initié par le Mouvement du 11 Août, a comme objectifs de faire le bilan de la gestion du pays depuis son accession à l’indépendance. A son tour, Assoumani Saandi, ancien ministre et expert en gestion publique apporte sa contribution à cette réflexion collective qui fait déjà couler beaucoup d’encre et de salive aux quatre coins du pays. Cet ancien ministre pense qu’il s’agit d’un acte de révolution posé par ses promoteurs.
« Comme les autres, j’ai décidé d’apporter ma contribution à ces assises nationales en tant que citoyen, homme politique et expert. Et aujourd’hui, je pense que c’est une aubaine pour le pays d’évaluer ce qui a été fait et ce qui ne l’a pas été », lance-t-il. Une victoire aussi car presque tout le monde l’a acceptée ».
Pour ces journées nationales, Assoumani Saandi avance trois propositions. Il s’agit en premier de la mise en place d’une haute commission « vérité et réconciliation nationale », chargée d’instruire sur notre passé depuis les négociations entamées en 1973 pour l’accession à l’indépendance jusqu’à l’élection présidentielle d’avril 2016.
En deuxième lieu, la mise en place d’une commission chargée de faire le bilan économique et social des 42 ans d’indépendance. La commission aurait mandat d’évaluer les choix économiques, la cohérence et l’efficacité des investissements publics, l’efficacité des politiques et de l’action publique en général, l’équité entre les territoires et les catégories sociales.
Et enfin, la mise en place d’une commission chargée d’évaluer le système politique et institutionnel. Elle aurait quant à elle, le mandat d’évaluer le cadre politique et institutionnel actuel en ce qu’il favorise ou freine la consolidation de l’unité nationale, l’Etat de droit et du processus démocratique, et s’il sert de levier ou pas pour le développement économique et social du pays.
M. Saandi appelle les parties prenantes de ces assises d’aller avec humilité et mettre en avant l’intérêt général du pays. « Aujourd’hui, le doute persiste si les assises n’apportent pas les résultats escomptés. C’est pourquoi on doit marcher la main dans la main pour pouvoir en tirer quelque choses », avance-t-il. La question de l’île de Mayotte a fait son apparition dans ses contributions. Un consensus doit sortir sur une stratégie non partisane pour avancer vers un rapprochement et à terme, sa réintégration au sein des institutions de la République.
Mohamed Youssouf
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.