Ancien ministre des affaires étrangères et un des caciques de l’Updc, Mohamed Abdoulkarim s’indigne contre la « politique de la chaise vide » observée par son parti l’Union pour le développement des Comores (Updc) qui a rappelé son représentant du comité de pilotage des Assises.
A l’issue d’une rencontre entre les cellules politiques des 19 villages de Nguwengwe (Mbadjini) qui a réuni ce dimanche à Mandzisani les pro-Abdoulkarim et des partisans de l’Updc de la région, l’ancien chef de la diplomatie, jusqu’ici silencieux après d’intenses activités électorales, a brisé son silence pour prendre position au débat sur les Assises.
Pour Mohamed Abdoulkarim dont le mouvement se déclare de l’ « opposition constructive », il est inadmissible que des partis et ou groupements politiques se retirent de l’organisation du dialogue national « pour des opinions que l’on se fait à l’avance ». Contrairement à son parti, Mohamed Abdoulkarim et son mouvement pensent que le mieux est de prendre part au dialogue, « car c’est le seul moyen de pouvoir s’opposer à tout ce qu’on ne juge pas bénéfique pour le pays ».
« S’il arrive que le chef de l’Etat actuel arrive à modifier la constitution pour se maintenir au pouvoir comme on le dit ici et là, il l’aura fait dans la légitimité. Si vraiment on veut s’opposer à cela, qu’on prenne part au dialogue au lieu d’attendre jusqu’à ce que ça soit trop tard pour s’emporter. Ce qui risque de mettre à mal la stabilité du pays », estime M. Abdoulkarim, fustigeant au passage l’Updc pour avoir pris une décision « sans avoir consulté les militants de base ».
Celui qui refuse de croire que les conclusions des Assises sont préconçues par le gouvernement, estime que l’avenir du pays appartient aux jeunes plus qu’aux autres. D’où sa détermination à ne pas tourner le dos au dialogue auquel il compte apporter sa modeste contribution, d’une façon ou d’une autre.
Il faut dire qu’il est presque impossible de dissocier l’ancien chef de la diplomatie de l’ancien président. Selon certaines indiscrétions, Ikililou n’a pas apprécié que son parti l’Updc claque la porte des Assises surtout qu’il n’aurait pas été consulté. Il se murmure qu’il veut récupérer l’Updc et se jeter dans l’arène politique. Vraisemblable quand on sait que son chouchou Abbdoulkarim y avait déjà renoncé un moment avant de reprendre ses droits sur la scène politique.
Toufé Maecha
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