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Assises nationales Hassani Hamadi : « Chaque île qui préside doit contribuer à 50% au budget de l’Etat »

Assises nationales   Hassani Hamadi : « Chaque île qui préside doit contribuer à 50% au budget de l’Etat » © : HZK-LGDC

La campagne de sensibilisation sur les assises nationales bat son plein. Hier mardi, le comité de pilotage desdites assises, ainsi que des membres du gouvernement dont les vice-présidents Chabouhane et Moutadroine, étaient à Nioumadzaha dans le Bambao. Une série de réformes ont été émises, ceci si la présidence tournante est maintenue.


Si à l’issue des assises nationales, présidence tournante il y aura, le gouverneur de Ngazidja propose que chaque île à laquelle échoit la tournante, contribue au budget de l’Etat à hauteur de 50%. Une proposition de Hassani Hamadi qui se trouvait hier mardi à Nioumadzaha dans le Bambao, dans le cadre de la campagne de sensibilisation sur les assises nationales. Une cérémonie organisée par le ministre de l'intérieur chargé des institutions.

Dans son intervention qui a beaucoup marqué l’assistance, le gouverneur de Ngazidja, visiblement contre la présidence tournante, n’a pas mâché ses mots pour avancer sa proposition : « Si la présidence tournante est maintenue, chaque île qui aura à gouverner devra contribuer à hauteur de 50% au budget de l’Etat ». A l’entendre, si sa cause est approuvée, cela permettra de prendre conscience de l'importance de la fonction de la haute magistrature du pays.

 Le rassemblement, qui comptait la présence de maires, préfets, le conseil de l’île de Ngazidja et les chefs de villages, a également vu la présence de Maoulana Charif. Le premier vice-président de l’assemblée propose l’harmonisation des élections, soit la présidentielle avant les législatives, contrairement au calendrier actuel. Le concept est d'élire d’abord le président de la République, puis les représentants de la nation ensuite. Auquel cas, explique-t-il, le chef de l’Etat aura la chance de disposer d’une majorité à l’Assemblée, favorable à son action politique.

 

«Au nom des députés de l’Union », l’élu de Oichili-Dimani a confié que ses pairs redoutaient l’affaiblissement du parlement; ils suggèrent que le droit de dissolution du président soit aboli. Autre proposition, le mode de désignation des représentants de la nation qui est aujourd’hui à 24 députés au suffrage universel direct, puis 9 autres issus des conseils des îles.

« A chaque mois d’avril, l’assemblée devient un ring de box à cause des nouveaux conseillers-députés qui ne maitrisent pas forcement le Ba-ba de leur nouvelle fonction. Au lieu de cette modalité, il serait mieux que les 33 députés que comprend l’Assemblée soient tous élus au suffrage universel direct. Il n’y aura pas d’incidence budgétaire et on aura échappé aux conflits inutiles », lancera-t-il. Pour Maoulana Charif, cette proposition saura également réparer les injustices que subissent les grandes régions qui n’ont pas de représentants à l’assemblée.

En effet, dans les dispositions légales actuelles, deux régions comme Oichili et Dimani, Mboudé et Mitsamiouli, Hamahamet et Mboinkou ou encore Moya et Sima n’élisent qu’un député. Outre ces régions qui doivent avoir chacune un député, le 1er vice-président de l’assemblée propose que la diaspora soit de la partie en ayant un représentant à l’assemblée nationale. En termes de nomination, les députés, selon toujours Maoulana Charif, proposent de faire subir une enquête de moralité aux prétendants aux postes stratégiques du pays. Des suggestions, sur lesquelles « les députés ne se sont pas encore mis d’accord », concernent la présidence tournante et la mandature.

Selon M. Charif, il serait souhaitable de « supprimer carrément » la présidence tournante. « Là, on aura mis en avant les connaissances et le renforcement de la cohésion sociale ». Quant au renouvellement du mandat présidentiel, l’élu trouve inconcevable que tous les mandats électifs soient renouvelables, exception faite de celui du président de la République. « Ce n’est pas normal», s’indigne celui qui, à part le renouvellement du mandat qu’il soutient, aurait également souhaité que la durée soit portée de 5 ans à 4 ans.

 

 

Toufé Maecha

 

 

 


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