Les travaux des assises nationales ont débuté hier matin. Said Hassan, un jeune issu de la diaspora dénonce une mauvaise organisation de cet événement voulu historique. Il a accepté de nous livrer ses impressions après cette première journée de travaux en mage des assises nationales.
La Gazette des Comores / HZK-Presse : Quel est votre constat en ce début des travaux des assises nationales ?
Said Hassan : Le premier constat que j’ai fait en ce premier jour des travaux des assises est qu’il y a eu beaucoup de désorganisation vis à vis de la population. Tout le monde était tellement excité de se retrouver là qu’on n’a pas pu prendre les mesures nécessaires pour l’organisation de l’événement. Je n’ai pas eu l’impression qu’on était là pour travailler. Nous, la diaspora, sommes venus pour exprimer notre point de vue, participer et ramener notre petite pierre à l'édifice. Aujourd’hui, ce que nous voyons est le contraire. Soit ils ont placé la barre trop haut et ne maitrisent pas la situation. Soit c’est le protocole qui est défaillant. Je tiens à souligner que je suis avant tout un citoyen. On est venu là pour préparer un meilleur avenir pour nos enfants.
Lgdc / HZK-Presse : Sur le fond, comment se sont déroulés les travaux ?
S.H : Personnellement, j’étais un peu perdu. En ce premier jour, nous avons cru que nous allions commencer les travaux, c’est à dire procéder à la répartition des groupes de travail, échanger et montrer par la suite nos points de vue. Mais vu ce que j’ai constaté, on est là juste pour la présence. On a eu l’impression que le travail était clos. On voit des techniciens qui nous lisent des présentations sans qu’on puisse donner notre avis, échanger, dialoguer et trouver une issue à nos problèmes. Si ça a été bien fait, tant mieux. Mais à quoi ça sert d’être là si c’est juste pour faire de la figuration…
Lgdc / HZK-Presse : Que pensez-vous de ceux qui ont refusé de participer à ces assises ?
S.H : C’est un choix. Et je ne vais pas entrer dans ce débat. Mais je pensais que les assises nationales avaient pour but d'établir le bilan des 42 ans d’indépendance de manière transparente et inclusive. Mais là, je pense que les assises, c’est surtout pour fêter l’anniversaire des 42 ans d’indépendance, pas pour étaler les problématiques du pays de A à Z. Ces problématiques étaient citées auparavant. Quand on invite des gens, c’est pour que chacun donne son opinion et si on est nombreux, on ne pourra pas le faire. C’est le seul regret que j'ai. En France, nous avons fait les mêmes concertations que ceux qui ont été faits ici. Et aujourd’hui, on attend de voire ce qui a été fait et ce qui n’a pas été fait et surtout, ce qu’on va faire. Mais on est loin... Je pense que la journée de ce mercredi changera la donne.
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