Lors de la troisième journée des assises nationales, consacrée à la gouvernance politique et à l’édification de l’Etat, les gouverneurs des îles de Ngazidja et Mohéli sont intervenus sur la question relative au budget des institutions. Les experts ayant préconisé la suppression des institutions estimées budgétivores, Hassan Hamadi et Mohamed Said Fazul ripostent et se défendent d'être de ceux qui alourdissent les charges de l'Etat.
La journée 3 des assises nationales était consacrée à la gouvernance et l'édification de l'Etat. Plusieurs thèmes englobés sous cet axe qui abordait la question des institutions et leur mode de fonctionnement; l'Etat mais aussi les îles autonomes et les communes, pour ne citer que ceux-là. A l'issue des échanges et exposés des experts nationaux, il a été recommandé la suppression des institutions estimées budgétivores. Une recommandation qui a suscité de vives réactions de la part des gouverneurs des iles de Ngazidja et Mohéli.
« On nous dit que les îles sont budgétivores. On est loin de la vérité! Ces derniers temps, l’Etat fonctionne avec 40 à 44 milliards de francs comoriens, contre 10 milliards pour l'ensemble des iles. Le reste, c’est pour le pouvoir central», a lancé Hassan Hamadi, le chef exécutif de l'ile de Ngazidja. Pour sortir de cette situation, Hassan Hamadi appelle à un changement profond des mentalités mais aussi du comportement des gens. « Dès lors qu'on s'efforcera d'adopter une bonne conduite, les choses changeront d'elles-mêmes. L'argent sera versé comme il se doit dans les caisses de l’Etat. Sans ça, le problème ne sera pas résolu ».
Le gouverneur de Mohéli, bien qu'approuvant le raisonnement de son homologue, a tenu à démontrer que Mohéli était exempt de fautes pour ce qui est du constat établi: « La masse salariale de Mohéli s’élève à 160 millions par mois contre 1,3 milliard pour l’Union. On est loin du constat fait.». Il ajoute: « Mon salaire, cumulé à ceux de tous mes commissaires, avoisine les 7 millions. C'est dire comme on est loin comparés aux autres institutions». Il a également été question de l'autonomie des iles, principal point de divergence entre le président de la République et les gouverneurs. Mohamed Fazul demandera à visualiser le contenu avant que toute décision soit prise.
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