La Gazette

des Comores

Assises nationales / Quand Belou recadre Mouigni Baraka

Assises nationales / Quand Belou recadre Mouigni Baraka © : HZK-LGDC

Youssoufa Mohamed Ali, directeur de cabinet du président de la République recadre dans un point de presse, l'ancien gouverneur Mouigni Baraka qui a récemment dénoncé une main mise supposée du pouvoir central sur l'autonomie des îles.


Il a fallu d'une déclaration de l'ancien gouverneur de Ngazidja Mouigni Baraka Said Soilih sur la situation à Anjouan pour que le Youssoufa Mohamed Ali (alias Belou) s’enflamme et s'en prenne à lui. Répondant à une question d'un journaliste sur les propos de Mouigni Baraka qui a dénoncé des « dérives du gouvernement », le chef du cabinet du président de la République assure qu'il (Mouigni Baraka : ndlr) n'a pas de leçon à leur donner en ce qui concerne dit-il, le respect des textes ou sur la bonne gouvernance.

 

« Je suis étonné quand l'ancien gouverneur Mouigni Baraka qui n'avait pas droit de nommer ne serait ce qu'un chef de village se plaigne aujourd'hui que l'autonomie des îles soit menacée », a-t-il répliqué. « Un politicien digne de ce nom ne peut ramasser des chiffres et les lancer au gré du vent. Vous (Mouigni Baraka : ndlr) dites sans vérification que nous avons licencié 2000 personnes, oubliant que vous avez utilisé plus de 7500 enseignants et vous vous en débarrassez tout bonnement », a-t-il ajouté.       

 

M. Mohamed Ali revient sur la question de la révision de la constitution en 2009, qui avait vidé, d'après-lui l'autonomie des îles de toute substance en les dépouillant de l’essentiel de leurs prérogatives « pour la simple raison qu'ils voulaient régner sans partage », dit-il. A l'en croire, c'est l’arroseur, arrosé, pour ce qui concerne Dr Salami gouverneur d'Anjouan, à l'époque président de la commission des lois de l'assemblée et principal rédacteur de la constitution révisée.    

 

« Mais comme ils était au pouvoir à l'époque, la pression n'y était pas du tout pour le gouvernorat d'Anjouan pendant qu'à Ngazidja, l’ancien Mohamed Abdouloihabi subissait toutes les pressions. Il ne faut pas oublier qu'on a même assisté à des scènes horribles et des préfets qui ont reçu des gifles pour avoir refusé de se soumettre aux ordres du régime », a-t-il fait savoir.

 

Et de poursuivre : « les textes ont été appliqués différemment selon qu'on soit à Anjouan ou à Ngazidja. L’ancien président Ikililou a repris le relais en récupérant et nommant celui qu'il veut dans les directions qu'il veut, ne laissant que des miettes aux gouverneurs ».

Le premier collaborateur du chef de l’État se réjouit aussi des trois décrets signés par le président de la République pour la nomination d'un président de l'assemblée des assises, le replacement des sièges vacants du Cpan et la fixation de la date de l'assemblée des assises. « Nous sommes dans la dernière ligne droite », a-t-il dit. « Avec ces remplacement, désormais l'opposition participe activement, tant au niveau du conseil de l'île d'Anjouan qu'au niveau du mouvement du 11 août », a-t-il soutenu, soulignant l'absence du représentant du parti Juwa et celui du gouverneur. Des absences qui ne sont pas, d'après-lui, de nature à freiner le déroulement des assises.

 

 

       

 

 

 

 

 

 


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