L’ensemble des partis de l’opposition qui s’est réuni hier au siège du parti Juwa rejette les allégations selon lesquelles elle demande un report des assises nationales. Elle confirme plutôt sa position de rejet pur et simple de ces assises puisqu’elles « ne répondent pas aux attentes des Comoriens ».
L’opposition se dit prête à croiser le fer avec le pouvoir. Lundi et mardi dernier, certains medias de la place ont relayé des propos prêtés à l’opposition, et selon lesquels cette dernière a demandé, au cours d’un grand rassemblement à Dar Nadja à Ndzouani, un report de la date de la tenue des assises nationales. Les dix partis d’opposition rejettent en bloc ces propos tout en affirmant qu’elle ne sait pas d’où provient cette révélation.
« Ces propos n’engagent que les journaux Al-watwan et La Gazette des Comores qui ont publié l’information », clame Ahmed Hassane El-Barwane, secrétaire général du parti Juwa. A l’issue de cette rencontre avec la presse, l’opposition se dit prête à sillonner les quatre coins du pays pour expliquer aux comoriens sa position par rapport aux assises. « Les assises ont échoué, elles sont mort-nées », ironise Toucha Djohar, député d’Itsandra yadjou.
Pour lui, c’est inexplicable et incompréhensible que se tiennent en Union des Comores des assises où les plus hauts dirigeants politiques de ce pays ne prenne pas part », pour lui, les partis Juwa, RDC et UPDC incarnés, selon lui, respectivement par Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, Mouigni Baraka Said Soilihi et Mohamed Ali Soilihi, représentent 70% de l’électorat national, cela démontre « un échec cuisant de ces assises ».
D’ici samedi prochain, tout le monde saura la date et le lieu où, « nous allons réunir les comoriens pour les informer de la réalité de ces assises qui sont transformées en meeting de la Crc », affirme Mouigni Baraka, ancien gouverneur de Ngazidja, qui annonce un grand rassemblement pour alerter l’opinion que la « la ligne rouge » est entrain d’être franchie. Et lui d’accuser le ministre de l’intérieur « qui ne cesse de violer les lois et la constitution, jusqu’à profaner des mosquées », ajoute t-il.
Et comme pour corrobore la thèse selon laquelle « les conclusions sont déjà bouclées au préalable », le député de Moroni Sud, Mohamed Msaidié avance qu’il n’a pas compris que lors des ateliers thématiques, « seuls les militants Crc et les membres du gouvernement étaient autorisés à y prendre part », prenant l’exemple du groupe de l’atelier qui siégeait à huis clos au Palais du peuple où « plusieurs personnes sont empêchées d’y accéder ».
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