Les experts mobilisés par le Cpan, déclenchent une opération de déminage après les propos tenus par une d'eux à Rfi remettant en cause l'indépendance de leurs travaux. Ils ont nié en bloc ces propos et ont insisté, sur la liberté et l'objectivité des travaux qu'ils ont menés, et dont un rapport de 360 pages sera prochainement restitué au Cpan.
La conférence de presse du comité des experts recrutés par le comité de pilotage des assises nationales (Cpan) s'arpente à une opération de déminage. Surtout après les propos tenus sur Rfi par Nadia Tourqui, une des experts qui ont été recrutés par le Cpan après un appel à candidatures. « A tout mes collègues qui sont là, aucun n'a eu à discuter ni à recevoir des instructions de nulle part. A tous les experts qui sont là personne n'a senti qu'on lui a dicté quelque chose. Tout le monde a travaillé en fonction de sa conscience professionnelle et des termes de référence qui ont été décidés par le Cpan », a déclaré Abdallah M'sa expert principal.
Même son de cloche pour Mohamed Abdoulwahab appelé en renfort pour appuyer les travaux techniques. A l'en croire, l'atmosphère d'indépendance s'est poursuivi durant les ateliers. « Les travaux faits par le poule des experts sont de nature scientifique. Parce que tout ce qui a été fait a sa bibliographie », a-t-il fait savoir, ajoutant qu'avant de rejoindre le comité d'experts, il avait des craintes sur le risque que les assises ne se transforment en débat publique.
Pour l'ancien procureur général Nidhoim Attoumane, les travaux ne souffrent d'aucune contestation sur son caractère indépendant. « Dans l'atelier où j'ai supervisé et qui a vu un engouement particulier parce que c'était le thème sur les institutions. Tous les vice-présidents ont participé et cela n'a pas empêché les participants de formuler des recommandations visant à la suppression de ces postes », a-t-il indiqué. « Certains on même demandé la suppression des pensions que les anciens gouverneurs reçoivent », a renchérie l'ancien président de l'île Mohamed Abdoulwahabi membre du comité d'experts.
Revenant sur les propos de l'expert démissionnaire selon Rfi ; arrivé en fin de contrat d'après l'expert principal, Mihidhoir Sagaf fait savoir que la pomme de discorde résidait sur la méthodologie et non sur une ingérence supposée. « Nadia Tourqui n'était pas d'accord non pas par rapport au déroulement des travaux mais plutôt à la méthode. Elle penche sur l'école des organisations internationales pendant que le reste des experts ne voyaient pas cela d'un bon œil au moment où chaque pays a ses propres spécificités. Le notre aussi », a-t-il expliqué. « Je l’ai même rencontré hier (lundi) et j'ai demandé des explications. Elle m'a répondu que c'est surtout le système des SMS pour mobiliser les gens qui l'a sonné », a-t-il ajouté.
Abou Oubeid a par ailleurs balayé d'un revers de la main, les accusations selon lesquelles, les travaux ont été bâclés. « L'idée était qu'on ait un document de synthèse qui va consister à lancer les débats dans les ateliers. Et d'ailleurs nous avons bien fait parce qu’il a été beaucoup enrichi par les participants », a-t-il assuré.
« Là où il y a eu quelques interprétations. C’est qu’ayant réfléchi par rapport à l’opinion publique qui s'est développée ces derniers temps, disant que tout a été ficelé et qu'on attend que le gouvernement nous impose des solutions. On a dit qu'on va procéder en deux étapes. La première étape, on va soumettre un diagnostic sous forme d'un résumé de nos travaux. Mais sans parler ni des conclusions, ni des recommandations que nous mêmes avons proposé. Et sur la base du diagnostic du résumé qu'on va présenter, il va y avoir des discussions à recueillir pour les intégrer dans les travaux déjà menés », explique l'expert principal.
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