Le président de la République a voulu un sceau international pour les assises nationales qui viennent d'être clôturées ce lundi. Il en a été servi, mieux-même, à travers les interventions des représentants de la communauté internationale qui n'ont pas tari d'éloge à ce rendez-vous, qu'ils ont d'ores et déjà qualifié d'historique. Une communauté internationale qui s'est montrée plus que jamais disposée à apporter son soutien à ce nouvel élan.
Le matraquage mené tambour battant par le président de la République surtout à l'international a fini par payer. Désormais les assises nationales portent le sceau de la communauté internationale dont les représentants ont défilé sur l’estrade pour apporter leur caution tant voulue par le gouvernement comorien.
« Nous avons suivi avec une grande attention le déroulement des travaux de ces assises nationales. Un dialogue inter comorien qui a réaffirmé la maturité politique comorienne à travers les échanges, les points de vue et les propositions exposés. Ce dialogue a reflété l’intérêt du peuple comorien d’œuvrer pour un bon avenir et une vie descente pour sa nouvelle génération », a déclaré,Dr Hamad Ben Mohammad Al-Hadjiri ambassadeur de l'Arabie Saoudite pour qui la divergence d'opinion n'affecte jamais l'unité de la nation.
Le doyen des ambassadeurs accrédités à Moroni a réitéré la disponibilité de la communauté internationale à accompagner les Comores et qui à l'en croire, restera toujours solidaire avec toutes les initiatives et les efforts visant à améliorer la vie du peuple comorien. « Nous souhaiterions que les résultats de ces assises nationales constituent un facteur de progrès et de développement des Comores et qu'elles contribueront au renforcement de la paix, de l'unité et de la stabilité », a-t-il indiqué.
Béatrice Attalah représentante de l'Oif, tout en soulignant des assises au succès, dit-elle, éclatant, louera l'engagement remarquable des hommes, des femmes, des jeunes des différents horizons à ces rencontres. « Souvent les assises de ce genre sont organisées pour sortir un pays d'une crise politique. Tel n'est pas le cas aux Comores, loin de là. C'est peut être, d'ailleurs la raison pour laquelle certains relativisent son intérêt. Mais écrire un meilleur avenir auquel le citoyen adhère est beaucoup plus important que de mettre fin à une quelconque crise politique », a-t-elle martelé.
Cet ancienne chef de la diplomatie malgache qui note des rencontres qui ont été organisées dans un sursaut collectif et dans un élan patriotique traduisant, croit-elle savoir, la détermination du peuple comorien à aller de l'avant et de restaurer durablement la paix, la cohésion sociale en vue d'un développement harmonieux. « Ces assises ont été une grande première. C'est vrai pour les Comores et aussi pour la région. Nous en sommes fiers », fait-elle observer.
Et de poursuivre : vous avez voulu instaurer la confiance entre vous et votre peuple. Tourné un pan de votre histoire pour avancer. En assistant aux diverses réunions, j'étais témoin de l’émergence d’un nouveau souffle avec une prise de conscience citoyenne participative et claire. Un peuple déterminé à prendre en main son destin ».
Saluant au passage, d'après-elle, l'inclusivité qui dans un tel processus augmente considérablement les chances de faire les bonnes analyses et d'en tirer les meilleurs résolutions. Mme Attalah qui salue à nouveau la solidarité comorienne a était semble-t-il, l'ultime élan qui a permis la réussite de ce rendez-vous politique.
« M. le président les principes de transparence et de redevabilité ont marqués ces journées de réflexion », fait-elle savoir. Et d' « encourager la participation de ceux qui ne l'ont pas fait jusqu'ici au prochain suivi de ces assises car le meilleur des avenirs se construit ensemble ».
Même réaction pour Philippe Douste-Blazy secrétaire général adjoint des Nations Unies pour qui les Comoriens à travers les assises sont entrain de rédiger une nouvelle page de leur histoire. « M. le président dans la conclusion de votre discours lors la 72ème session de l'assemblée générale de l'Onu, vous nous aviez annoncé ces assises nationales (…) Un dialogue que vous avez voulu inclusif, participatif et représentatif. Un dialogue entre toutes les forces vives du pays, un dialogue entre le secteur public et le secteur privé, un dialogue pour je vous cite, évaluer le passé en tirer les leçons et se projeter dans l'avenir. Et c'est ce que vous venez de faire », a-t-il déclaré.
Rendant au passage, un hommage appuyé aux experts nationaux dont les travaux honorent, dit-il, les Comores et son élite. Émettant le vœu que ces assises nationales puissent consolider la paix, renforcer les institutions républicaines et participer au développement socio-économique des Comores.
« M. le président vous avez donné la parole au peuple, vous avez eu le courage de parler de tout sans tabou. Vous vous êtes mis dans une logique de perfectionnement des institutions. Et tout cela dans un climat sociopolitique apaisé, ce qui est suffisamment rare pour ne pas être souligné. Et c'est ce qui fait de ce rendez-vous un moment qui s'inscrira dans les annales du continent africain et de la région de l’Océan Indien », a conclu cet ancien ministre français.
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