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Assises nationales / Le Ridja va battre campagne pour les réformes annoncées

Assises nationales /  Le Ridja va battre campagne pour les réformes annoncées © : HZK-LGDC

Le parti Ridja compte investir à nouveau les place publiques pour battre campagne pour les reformes institutionnelles recommandées par les assises nationales. Dans une conférence de presse tenue lundi dernier, les leaders de cette formation politique proche du pouvoir reviennent sur certains points chauds soulignés dans les recommandations.


Après la tenue des assises nationales que le parti Ridja a soutenues pleinement, cette formation politique compte investir les places publiques pour battre campagne en faveur des réformes institutionnelles recommandées à l’issue de ce rendez-vous politique boycotté par l’opposition.

 

« Nous sommes parmi les partis politiques qui se sont investis et impliqués pour les assises nationales. Aujourd'hui nous pouvons nous réjouir du succès de ces dernières. Sachez que le monde nous observait. Ce dialogue inter-comorien est une première pour un pays qui n'est pas en conflit, a déclaré Abdillah Ahmed Ali, président par intérim du Ridja, remerciant le travail valeureux des experts nationaux ».

 

D'après-lui, l'heure est à la campagne sur la restitution des recommandations. « Nous allons, dès la semaine prochaine battre campagne. Car il y des reformes qui s'imposent à l’immédiat et d'autres qui sont beaucoup plus d'ordre juridique », a-t-il fait savoir. A l'en croire, la présence pour la première fois des mahorais dans ce dialogue comoro-comorien est un enseignement en soit, louant au passage le climat apaisé qui a prévalu durant les travaux.     

 

« Ces assises ont encore une fois montré la maturité politique des comoriens qui ont prouvé qu'ils peuvent s'asseoir ensemble pour discuter sans influence extérieure », dira-t-il. Et M. Ahmed Ali de revenir sur les réactions de l'opposition dont la critique du caractère non inclusif est loin de connaître son épilogue.

 

« Est-ce qu’on peut critiquer une chose dont on l'ignore le contenu, s'est-il interrogé. Ces gens étaient présents dans les travaux préparatoires. Et pourtant, ils ont préféré boycotter ce rendez-vous important pour notre pays ». Le président par intérim du Ridja ne regrette pas les recommandations sur la dissolution de la Cour Constitutionnelle. A l'en croire la haute cour a montré son inefficacité, en lisant la loi, dit-il, à l'envers dans plusieurs cas.

 

Me Baco secrétaire général du Ridja revient sur le supposé climat de peur et une confiscation des libertés d'expression que l'opposition dénonce. D'après-lui, le Ridja n'a pas de leçon à recevoir sur ce plan pour avoir subi dit-il, de plein fouet la dictature. « Aucun politicien n'a eu le traitement que Larifou a subi quand il était dans l'opposition. Il a même frôlé la mort quand, un jour, il a été violemment empêché de partir à Anjouan pour des raisons politiques », a-t-il fait savoir, indiquant que là c'est le cœur même de la dictature.

 

 

 


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