Le Mouvement du 11 août a obtenu l'adhésion du président de la République sur la tenue des assises nationales sur le bilan de 40 ans de l'indépendance et les perspectives pour les quatre prochaines décennies. Reçus en audience hier mardi à Beit-Salam, les leaders du cette organisation de la société civile sortent satisfaits des échanges qu’ils ont eu avec le président Azali.
A quelques heures de la célébration du 42ème anniversaire de l'indépendance du pays, le président de la République vient de faire un geste honorable au Mouvement du 11 août, en l'assurant de son adhésion sur l’organisation des assises nationales si chères à ce mouvement né au lendemain de la contestation de la délégation comorienne aux derniers Jeux des îles de l’Océan Indien à La Réunion.
« Le président de la république a donné un accord sur la tenue prochaine des assises demandées par le Mouvement du 11 août, parce que ce mouvement est composé par environ 48 organisations politiques et de la société civile. Prochainement, le président recevra les partis politiques et après la fête on verra quelle suite à donner à toutes ces rencontres », dira Mohamed Issimaila, conseiller politique du président de la République.
« Aujourd'hui, c'est une journée mémorable », fait savoir Said Mohamed Sagaf le secrétaire général du mouvement. Et lui de continuer : « la rencontre a été très fructueuse et le chef de l'État nous a donné l’assurance qu’il prendra les assises en mains pour qu'elles puissent voir le jour. Pour nous c'est un grand événement, nous avons bon espoir que cette fois-ci les assises vont se tenir ». Une satisfaction qui vient d'après cet ancien chef de la diplomatie comorienne, après plus de deux années d’attente, sans avoir eu l'opportunité de rencontrer son prédécesseur l’ancien président Ikililou Dhoinine.
« Vous avez affiché votre ambition de faire des Comores un pays émergent d'ici 2030, alors cette ambition se lie avec la question des assises nationales. Parce que pour aller vers l'émergence, il faudrait un certain engagement et de la volonté. Et ce sont ces assises qui permettront de déblayer le chemin vers l'émergence », a soutenu Ali Bazi Selim président du mouvement.
« Le jour où j'ai soulevé cette question j'avais appelé pour la vérité et réconciliation. J'aimerais que les gens sachent que ce n'est pas un tribunal, c'est un moment de réflexion pour un nouveau départ pour les 40 années qui viennent », a-t-il tenu à préciser.
« Les assises seront tenues à un moment donné », a rassuré le président de la République Azali Assoumani. « Les travaux de ces assises sont énormes et attendre à ce que les élections pointent le nez pour les débuter sera une chimère, il faut donc voir qu'est ce qui pouvait être fait avant les élections. Faire un bilan des 40 ans d'indépendance n'est pas chose aisé, il faut un diagnostic complet », a-t-il conclu.
Maoulida Mbaé
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