Le Cpan confirme la tenue des assises à la date de 5 février au lieu du 22 janvier prévue par un décret du président de la République. Dans une conférence de presse tenue hier jeudi, les membres du Cpan ont assuré que le comité lui-même est à l'origine de ce report arguant qu'il y a eu des nouveaux paramètres.
D'après Said Larifou porte parole du comité de pilotage des assises nationales (Cpan), les retards pris pour la prise de fonction de l'organe a eu un impact sur le calendrier qui a été déjà fixé par un décret du président de la République. « On avait prévu de débuter les travaux préparatoires au mois d'octobre. Il a fallait attendre le 14 Novembre pour l'installation du Cpan. Nous avons donc accusé quasiment un mois de retard. Il fallait le rattraper », a-t-il fait savoir.
M. Larifou qui apprécie la manière dont les travaux se sont déroulés surtout dans la commission technique qui avait la lourde mission de pondre les axes autour desquels les réflexions vont être menées. « C'est la première fois dans le pays et même en Afrique qu'on s'est fixé un tel défi sans recourir à l'expertise extérieure. Les 5 axes ont été fixées par la commission technique, tous des comoriens. On a eu recours à des experts nationaux reconnus par leur compétence et leur disponibilité », a-t-il indiqué.
Des propos renchéris par Djaé Ahamada Chanfi président de la commission de communication du Cpan pour qui, le report est dicté par des nouvelles conjonctures qui se sont imposées, notamment les travaux des experts mobilisés pour élaborer les thèmes devant servir d’orientations lors des assises. A l'en croire le comité affiche complet avec la nomination des nouveaux membres pour remplacer ceux qui ont claqué la porte. Cet ancien vice-président de l'assemblée nationale a avancé des noms tels que Salim Machindo pour l'Updc ou Ali El-Mihidoir pour le mouvement du 11 août, et une représentante du conseil de l'île de Ndzouani.
« Nous voulons des assises inclusives. Pour cela il faut des débats ouverts qui permettront aux comoriens de s'exprimer au maximum », a indiqué Dr Sounhaj Attoumane vice-président du Cpan, répondant à une question sur un atelier ouvert à tout le monde au lieu qu'il soit ciblé.
Interpellé sur un climat supposé tendu entre membres du Cpan, Me Said Larifou ne nie pas qu'il y a des divergences : « Le Cpan est composé par 45 membres qui viennent d'horizons et de sensibilités différents. Il faut s'attendre qu'il aura fortement des divergences mais au final nous aboutissons toujours à un consensus ».
Et le président de la commission de communication de revenir à la charge contre les détracteurs de cet événement : « on peut s'opposer au régime d'Azali, mais pas à ce grand rendez-vous dont on ne peut pas se permettre de rater ».
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