Le diagnostic est sans appel, pour la gouvernance politique, consolidation de la nation et édification de l'État. Mais les recommandations faites par ces mêmes experts surtout sur la présidence tournante et l'autonomie des îles chutera la température d'une plénière qui s'annonçait explosive.
Ceux qui s’attendaient à une journée explosive pour ce troisième jour de l'assemblée des assises nationales sont sûrement partis déçus. Et pour cause, le maintien par les experts de la présidence tournante et de l'autonomie des îles. Pourtant rien n'avait laissé présager ce climat d’apaisement à la première ligne du diagnostic dressé par les experts sur ce premier axe relatif à la gouvernance politique, consolidation de la nation et édification de l'État.
L'ancien président de l'île de Ngazidja, et juriste de son état Mohamed Abdoulwahab, surtout, ferait un bilan sans concession d'un échec de la gouvernance politique voilà 42 ans, passant d'une constitution à une autre et dont il donnera une mention spéciale à celle de 1978. Mais le moment très attendu est le passage sur la présidence tournante issue des accords de Fomboni de 2001 et qui sera révisé en 2009.
L'expert dans un langage imagé va assimiler la tournante à un fruit destiné à couper la faim et que « cependant elle a renforcé le chauvinisme et le copinage dans la gestion de l'État qui est pris en otage par des groupuscules », a-t-il expliqué. Un passage expliqué d'une manière brillante par ce juriste qui a été dans presque toutes les rédactions des constitutions post-période des mercenaires.
Fausse joie pour les uns et soulagement pour les autres, quand les principales recommandations seront aussi exposées surtout sur la partie 2 qui avait retenu l'attention de l'assistance venue en nombre, et qui a nécessité la mobilisation de trois salles pour pouvoir contenir la foule. Les experts recommanderont « une reforme profonde de l'État visant à réduire les superstructures et les institutions afin de minimiser leurs coûts ».
Autre recommandation faite, la suppression des postes de vice-présidents, pour réduire les charges de l'État. L'État doit prendre la forme d'un État unitaire fortement déconcentré et véritablement décentralisé. Un régime présidentiel avec une séparation stricte des pouvoirs.
Ainsi la tournante sera maintenue « pour garantir la paix et la stabilité du pays ». Les postes des gouverneurs resteront aussi maintenus. Mais les postes de commissaires des îles seront supprimés ainsi que le conseil des îles dont les pouvoirs seront transférés aux conseils communaux. Autre proposition et autre suppression, c'est celle de la cour constitutionnelle en vue de renforcer les compétences de la cour suprême.
A noter des débats très animés qui ont suivi la présentation des experts et qui viendront de nouveau enrichir les travaux. La séance va se poursuivre ce vendredi après-midi.
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