La Gazette

des Comores

Assises nationales / Des partis et personnalités politiques apportent leurs soutiens

Assises nationales / Des partis et personnalités politiques apportent leurs soutiens © : HZK-LGDC

18 partis et mouvements politiques ainsi que des organisations de la société civile se sont donné rendez-vous dans un hôtel de la capitale pour un ultime soutien aux assises nationales fixées pour le mois de février. Des leaders d'opinion dénonçant une campagne de désinformation, portant de nouveau leur soutien aux axes et thèmes élaborés par le Cpan.


Des partis et des mouvements politiques emboîtent le pas au gouvernement et au Comité de pilotage des assises nationales (CPAN)  pour la sensibilisation en faveur de ce rendez-vous. Avant de se lancer dans l'effervescence des meetings et autres rencontres, ces partis ont tenu une conférence de presse pour donner encore une fois une caution politique aux axes et thèmes qui seront débattus aux cours de l'assemblée des assises et lutter disent-ils, contre une campagne de désinformation.

« Le pays a traversé plusieurs phase notamment, la phase post-indépendance, nous avons connu le régime du parti unique, le multipartisme et nous y voilà dans le nouvel ensemble comorien. Est-ce qu'il n'est pas temps qu'on s'assoit ensemble pour un diagnostic approfondi après ces étapes », a indiqué Me Baco secrétaire général du parti Ridja.   

Même constat pour Mohamed Ilyasse de la Crc, qui ne voit pas la raison du refus d'aller s'asseoir autour d’une table pour établir le bilan du passé et envisager l'avenir. « Plusieurs pays sont passés par cette étape, après leur indépendance », a-t-il fait savoir, se fondant sur un exemple du Soudan d'El Bachir.  

« Tout pays à sa propre histoire. Les Comores ne peuvent pas faire exception. Aucun développement n'est possible sans que les acteurs ne puissent s'exprimer sur ce qu'ils ont fait. Il est donc évident que toute personne qui a eu à assumer des responsabilités vienne raconter ce qu'ils ont fait », dira le colonel Said Harouna de l’Undc. Lui aussi se référant à l’expérience de l'Afrique du Sud avec la commission « vérité et réconciliation ».       

« Le président avait déclaré à l'occasion des vœux de la presse, qu'il souhaite qu'on puisse avoir à l'issue de ces assises une recommandation pour un audit sur la gestion de l'État durant ces 42 années (…), il faut s'attendre à des poursuites conformément aux résultats de l'audit », a indiqué de son coté Houmd Msaidie secrétaire général du parti Radhi.

Ajoutant qu'il « espère bien que l'audit sera fait pour permettre à la justice de prendre le relais, si on veut vraiment un changement et surtout montrer à la jeunesse que les politiciens peuvent concilier la parole aux actes ». Et l'ancien ministre de l'intérieur de partir à la rescousse du chef de l'État, critiqué pour la série de décrets qu'il publie à l'occasion et assurer qu'Azali Assoumani n'invente rien et tout est consigné dans ces décrets proposés par le mouvement du 11 août.

« Il faut rappeler qu'au tout début de l'ouverture des pourparlers avec le mouvement du 11 août dont tous les partis politiques ont répondu présents, on nous a présenté un décret, il faut l'avouer qu'on était tous choqués en le voyant. On s'est demandé ce que vient faire un décret dans une assise. C'est le mouvement qui nous a convaincu de l'importance de ces décrets et de la nécessité du soutien du gouvernement ».

Même son de cloche pour Me Baco pour qui les partis politiques, la société civile et le mouvement du 11 août qui forment le Cpan ne peuvent pas se nommer eux-mêmes, « il fallait qu'il y ait une personne autre qui dispose de ce pouvoir, c'est le chef de l'État », a-t-il soutenu, ajoutant qu'il n'y a pas une illégalité et en assurant que le président est dans son rôle. 

 

 

          


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