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Assises nationales / Azali se montre plus conciliant et tend la main à l’opposition

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Assises nationales / Azali se montre plus conciliant et tend la main à l’opposition © : HZK-LGDC

Le président de la République, Azali Assoumani, tend la main à l’opposition, qui boycotte les Assises nationales qu’elle juge « non inclusives ». La cérémonie officielle s'est tenue hier au Palais du peuple.


Changement de ton. A l’occasion de l’investiture du comité de pilotage des assises nationales, le président de la République s’est montré plus que jamais conciliant. Celui qui a l’habitude de stigmatiser ceux qui seraient tentés de s’opposer à ce dialogue qui se veut national, vient de les inviter à une table ronde afin, selon lui, de séparer le bon gré de l’ivraie au niveau du format du comité de pilotage des assises nationales (CPAN).

Un appel tardif ? Il y a à peine deux mois, une partie de l’opposition dénonçait haut et fort le format du CPAN jugé non inclusif et non représentatif. La présidence de la République a préféré faire la sourde oreille, et ne s'est réveillée qu’une fois que le fameux comité a commencé à s’effriter. 

Le dernier à claquer la porte est Idrisse Mohamed Chanfi, membre influent du Mouvement du 11 aout (M11), initiateur des Assises; il ne s'est pas présenté à  l'investiture. 

Avant lui, l’alliance de l’opposition de Mohamed Ali Soilihi (Mamadou), a rappelé trois de ses représentants. Le parti Juwa, le Gouverneur et le conseil de l’île d’Anjouan, idem. Une situation qui n’a pu qu’interpeller le chef de l’Etat. Ce matin au Palais du peuple, Azali Assoumani a invité autour de la même table les différentes composantes et forces vives de la nation, dans le cadre de ces assises « élargies, inclusives,  participatives et représentatives, n’excluant aucune force vive nationale ».

Dans son allocution en langue nationale, Azali Assoumani pour se montrer convaincant, a fendu l’armure déclarant que son décret portant nomination du comité de pilotage des assises nationales n’est pas immuable. 

« Même si c’était une loi à la place, on aurait convoqué les députés pour révision », a dit le chef de l’Etat qui s'est dit disposé à revoir son décret, en commun accord avec les parties prenantes, l’opposition notamment.

Parmi les raisons évoquées par l’ensemble de ceux qui quittent le navire, les « discours incendiaires » et les « menaces » de certaines autorités en figure de proue. Selon des sources fiables, le président de la République, garant des institutions, aurait enjoint à ses collaborateurs de se rasséréner car comme il l’affirme devant les membres de la communauté internationale à Hamramba, « l'ultime garantie de réussite de ces assises réside dans la confiance en nous-mêmes, dans notre capacité à mener un débat honnête, apaisé, détendu…» 

 

Toufé Maecha

 


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