Au cours d’un point de presse, le procureur de la république, Mohamed Abdou a salué la décision du Bureau de l’Assemblée qui a répondu favorablement à la demande de levée de l’immunité parlementaire des députés, Abdallah Tocha Djohar, Ali Mhadji et Mohamed Dossar. Pour ce qui est de Abou Achirafi, qui a conservé son immunité, il n’exclue pas d’introduire une nouvelle demande à l’Assemblée nationale.
Le procureur de la république de Moroni, Mohamed Abdou a tenu un point de presse hier au cours duquel, il a salué « la décision du bureau de l’Assemblée nationale d’avoir répondu favorablement à la demande de levée de l’immunité de 3 députés », la qualifiant de « première dans l’histoire du pays ». Il s’agit donc des députés, Abdallah Tocha Djohar, de Ali Mhadji et de Dossar Mohamed. Le parquetier a par ailleurs fait savoir « que les convocations étaient déjà prêtes » mais qu’il en dirait plus le moment venu. Mohamed Abdou a dans la foulée annoncé qu’il avait émis une note d’empêchement de quitter le territoire pour les 3 parlementaires. Le Bureau de l’Assemblée Nationale a décidé d’exclure le député Abou Achirafi, qui a donc gardé son immunité parlementaire (voir notre édition d’hier).
Mohamed Abdou a dit qu’il « n’excluait pas de relancer le Bureau de l’Assemblée nationale si le besoin se faisait ressentir, puisqu’aucun texte ne m’interdit de le faire ». Il est vrai que dans son courrier du 28 septembre adressé au président de l’Assemblée nationale concernant la main levée de l’immunité parlementaire des 4 députés, il avait notamment écrit : « dans le cadre de l’affaire dite de la citoyenneté économique ouverte au parquet de la république de Moroni, il résulte de l’enquête préliminaire devant le juge d’instruction, que Abou Achirafi Ali Bacar et Mohamed Bacar Dossar sont à plusieurs reprises cités et soupçonnés d’avoir activement et considérablement pris part à la commission des infractions de détournement de fonds ». Les députés Tocha et Ali Mhadji seraient concernés par l’enquête liée à la mutilation du gendarme, le jour du référendum. Pour Mohamed Dossar et Abou Achirafi, il s’agit de l’enquête liée à la gestion des fonds de la citoyenneté économique.
Fsy
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