Trois jours depuis que la conférence des présidents a eu lieu à l’Assemblée de l’Union des Comores et rien n’avance. Devant le ministre chargé des Relations avec les Institutions, le président de l’Assemblée, Abdou Ousseini a été clair: aucun travail ne sera fait tant que le gouvernement n’aura pas versé les six mois d’arriérés du budget de fonctionnement de l’institution parlementaire.
200 millions de francs comoriens, c’est le montant que le Gouvernement doit verser à l’Assemblée de l’Union des Comores (AUC) pour débloquer les travaux. Le président Abdou Ousseini explique que l’institution fonctionne « normalement » avec un budget de 1 milliard 200 annuel mais que cela fait 6 mois que rien n'a été versé. Les arriérés s’accumulent et entrainent le blocage des travaux pour la session en cours.
Samedi 3 novembre s'est tenue la deuxième conférence des présidents de la session, devant le ministre chargé des Relations avec les institutions, Mohamed Daoudou. Après l'affectation des deux projets de loi en commission dont celui d’habilitation du Président de l’Union des Comores à légiférer par ordonnance les textes relatifs à l’organisation des élections et la loi des Finances, Abdou Ousseini, président de l’Assemblée, a signifié au ministre Mohamed Daoudou qu’aucun travail entamé si « les arriérés du budget de fonctionnement de l’institution ne sont pas apurés ». Dans son entretien avec La Gazette des Comores/ Hzk Presse, le président Abdou Ousseini a affirmé que l’Assemblée comptait 6 mois d’arriérés.
Rien que les contractuels, il faut près de 91 millions pour leurs indemnités. « Ce n’est pas digne que des jeunes travaillent sans percevoir leur dû », a dit A. Ousseini qui est revenu sur les voyages officiels « payés avec mon propre argent » pendant que le Président de la République et les Ministres bénéficient de tout. « Il faut payer les salaires des députés, leur payer les indemnités de logement et leur quota de carburant mensuel », dira-t-il. Malgré le déficit, le parlementaire assure que s’ils avaient reçu leur dû, ils auraient pu se débrouiller. « Nous ne réclamons que nos droits! ».
Pour répondre aux rumeurs qui courent sur une mauvaise gestion, le président de l’Assemblée rétorque: « Il n’y a pas de fonds de réserve parlementaire alors que les gens disent qu’il y’a mauvaise gestion...». Les parlementaires auront-ils gain de cause ? La réponse sera connue bientôt à la soumission projet de loi à l’hémicycle.
A.O Yazid
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