Dans la nuit du samedi à dimanche, le véhicule du vice-président Moustadroine Abdou a été la cible d’une attaque à l’arme à feu. Dans le village de Mpuzini, entre Mutsamudu et Sima à Anjouan, deux motards munis d’une Kalachnikov ont ouvert le feu sur le véhicule du vice-président. Des suspects se trouvent actuellement à la gendarmerie et l’enquête est déjà confiée au procureur de la République.
Le vice-président Moustadroine Abdou aurait été la cible samedi dernier d’une tentative d’assassinat à Anjouan. Deux motards ont ouvert le feu sur son véhicule. De sources autorisées confirment que la portière du chauffeur et un pneu sont touchés. Le ministre de l’intérieur et le directeur de cabinet en charge de la défense sur place ont condamné l’acte, et promettent que la justice et les forces de sécurité feront leur travail. « C’est un acte qui ne s’est jamais produit dans notre pays. On ne fait que condamner vu l’ampleur des choses, déclare Mohamed Daoudou, le ministre de l’intérieur. On peut avoir des différends mais aller jusqu’à essayer d’assassiner une personne, c’est grave ».
Selon les premières informations, malgré la crevaison, le chauffeur a foncé à vive allure pour épargner le vice-président, qui se trouvait à bord. Concernant les tireurs, ils ont abandonné la moto et pris la fuite. « Ce qu’on vient de voir, c’est le résultat de certains comportements des hommes politiques qui n’ont aucune solution que cette voie là. C’est regrettable », poursuit-il. Qualifiant cet acte de criminel, le ministre de l’intérieur appelle la population au calme et assure que le gouvernement prendra ses responsabilités. « Des personnes sont déjà arrêtées. Et l’enquête est confiée au procureur de la République.
Le directeur de cabinet en charge de la défense a condamné à son tour une « tentative d’assassinat ». Il reste convaincu que ce n’est pas une affaire imaginaire. Et à première vue, il indexe le gouverneur de l’île d’Anjouan en faisant allusion à ses dernières déclarations. « S’ils font cet acte pour nous intimider, cela ne va pas nous faire reculer pour le référendum. La campagne continue », lance Youssouf Mohamed Ali. Ce dernier appelle la justice à faire son travail.
De son côté, le chef de l’exécutif de l'île se félicite que le vice-président s'en soit sorti indemne et que seul le véhicule ait été légèrement endommagé. Il condamne énergiquement cet acte barbare et souhaite que les coupables en répondent auprès de la justice.
Mohamed Youssouf
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