Ahmed Abdallah Salim, ex directeur de la société comorienne des hydrocarbures, est arrêté par la gendarmerie le 26 mai, date qui marque « la fin du mandat » d’Azali Assoumani selon l’opposition. Ce proche de Sambi et ancien conseiller d’Azali est accusé de tentative de déstabilisation avec 23 autres complices dont le gérant de la station-service Itsandra.
L’ancien directeur des Hydrocarbures Said Abdallah Salim, célèbre sous le surnom d’Ahmed Hydrocarbures est en garde à vue à la gendarmerie nationale depuis le mercredi 26 mai dernier. Il est arrêté avec au moins 23 autres complices selon une source sécuritaire qui nous affirme qu’ils sont accusés de tentative de déstabilisation. Pour l’opposition, la date du 26 mai marquait la fin du mandat d’Azali Assoumani, investi le 26 mai 2016 pour un mandat de 5 ans en effet. Seulement, à la faveur du referendum constitutionnel du 30 juillet 2018, contesté par l’opposition, Azali Assoumani a remis les compteurs à zéro et organisé dans la foulée, en mars 2019, une présidentielle anticipée à l’issue de laquelle il est déclaré élu dès le premier tour…
A cette date anniversaire l’opposition envisageait de manifester dans la capitale. Une intention non dissimulée puisqu’annoncée à la préfecture du centre laquelle, sans surprise, a opposé une fin de non-recevoir. Mais l’opposition ne semblait pas prête à en démordre. Hormis les escarmouches entre forces de l’ordre et manifestants à Magoudjou, rue commerçante de la capitale où des détonations ont été entendues par les riverains, l’ancien patron des Hydrocarbures serait attrapé avec « une quantité importante de pétrole » à son domicile selon toujours notre interlocuteur. Les autorités le soupçonnent d’avoir un projet de déstabilisation. Suspecté d’être de mèche, le gérant de la station-service d’Itsandra est arrêté avec lui. Une vingtaine d’autres anonymes, aussi. Dans ce lot, un coursier de la présidence de l’Union.
Ahmed Abdallah Salim est un proche de l’ancien président Sambi qui l’avait nommé à la tête de la société comorienne des Hydrocarbures dont il porte aujourd’hui le nom. Il a été conseiller d’Azali Assoumani quand ce dernier est élu en 2016 au nez et à la barbe du candidat du pouvoir, grâce au soutien que lui avait apporté Sambi. Depuis son éviction il y a deux ans, Ahmed Hydrocarbures s’est effacé de la scène politique malgré les multiples tressaillements de ces dernières années.
Andjouza Abouheir
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