La Gazette

des Comores

Affaire du gendarme blessé / 18 arrestations et 3 personnes activement recherchées

Affaire du gendarme blessé  / 18 arrestations et 3 personnes activement recherchées © : HZK-LGDC

Le procureur de la République s’est exprimé hier jeudi dans le cadre de l’enquête ouverte sur le gendarme blessé à l’arme blanche lundi dans un bureau de vote du quartier de Hankounou à Moroni. Mohamed Abdou a annoncé l’arrestation de 18 personnes. D’autres seraient activement recherchées. Parmi elles, le député Tocha Djohar, Youssouf Boina et Alphonse Mlanao.


18 personnes arrêtées dans le cadre de l'enquête sur le gendarme blessé lundi, jour du référendum de révision constitutionnelle. C'est ce qu'a annoncé le procureur de la République dans un point de presse, hier. Le sergent Ali Radjabou a été évacué hier jeudi à l’île Maurice pour recevoir les soins nécessaires après avoir reçu « 9 impacts à l’arme blanche allant de la tête aux côtes jusqu’aux membres inferieurs » et perdu un membre (une main sectionnée).

 

Comme le ministre de l'Intérieur quelques heures après les faits, le chef du parquet de la République pointe du doigt le parti Juwa: « Selon les premières informations, les actes ont été préparés entre 18h et 19h à la veille du référendum, au siège du parti Juwa. Ils étaient 15 personnes à l'organiser. Le dimanche, nous avons eu des indices indiquant que les préparatifs ont eu lieu au quartier général du parti en présence de certains hommes politiques dont certains se trouvent actuellement en garde à vue », a déclaré Mohamed Abdou, le procureur de la République.

 

L’enquête suit son cours et a été confiée à la Brigade de recherche de la gendarmerie nationale. Le député Tocha Djohar, Youssouf Boina et Alphonse Mlanao seraient activement recherchés par les enquêteurs. « Ces personnes ne sont pas accusées d'avoir commis l’acte mais nous sommes sous le régime de la présomption d’innocence », poursuit-il, avant de préciser que « les personnes en cavale que nous sommes en train de rechercher sont quant à elles dans un régime de présomption de culpabilité ».

 

Dans le souci d'appréhender les coupables, le procureur de la République en collaboration avec les services de sécurité et les préfets, contrôlent toutes les frontières aériennes et maritimes pour éviter que ces derniers ne s'enfuient à l'aide de Kwassa-Kwassa ou de vedettes. « Je suis en contact avec mes collègues d’Anjouan et Mohéli qui sont eux aussi en état d’alerte maximum. Nous avons mis tous les moyens pour attraper ces personnes », avance Mohamed Abdou qui promet que « tous ces gens seront arrêtés et traduits en justice. Et la sanction sera à la hauteur de l’acte car il s’agit en l’état actuel des choses, d’un projet d’assassinat ». Au moment où nous mettions sous presse, les personnes recherchées étaient toujours introuvables.

 

Mohamed Youssouf

 


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